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Un tour du monde en 41 portraits

Durant les sept semaines de vacances scolaires, la rédaction de «24 heures» vous propose un périple haut en couleur à la rencontre de Vaudoises et de Vaudois qui se sont investis loin du pays. Leurs projets sont palpitants

Installé à Hunterville, sur l'île du nord de la Nouvelle-Zélande depuis 2003, Raphaël Knopf a fait fortune avec son miel de manuka. Découvrez son portrait EN CLIQUANT ICI.
Installé à Hunterville, sur l'île du nord de la Nouvelle-Zélande depuis 2003, Raphaël Knopf a fait fortune avec son miel de manuka. Découvrez son portrait EN CLIQUANT ICI.
FLORIAN CELLA
L'éternel bourlingueur Gilles Cordey a peut-être trouvé la sédentarité dans les ferries de Sydney. Découvrez son portrait EN CLIQUANT ICI.
L'éternel bourlingueur Gilles Cordey a peut-être trouvé la sédentarité dans les ferries de Sydney. Découvrez son portrait EN CLIQUANT ICI.
FLORIAN CELLA
Jean Hoefliger, œnologue vaudois installé en Californie. Découvrez son portrait EN CLIQUANT ICI.
Jean Hoefliger, œnologue vaudois installé en Californie. Découvrez son portrait EN CLIQUANT ICI.
FLORIAN CELLA
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Ils s’appellent Golay, Vallotton, Pache ou Rebeaud, mais aussi Chabloz, Dubois ou Cordier. Leur point commun: l’audace. Toutes ces Vaudoises et ces Vaudois ont décidé un jour de larguer les amarres, prenant des risques pour aller au bout de leur rêve, repartant parfois de zéro pour s’investir loin du pays dans les projets les plus divers. Certains sont connus, d’autres non. Tous ont un parcours étonnant, semé d’embûches et de coups de chance, de réussites et de revers de fortune, un quotidien plus ou moins exotique, mais jamais banal, et surtout, beaucoup d’histoires à partager.

Pourquoi sont-ils partis, comment vivent-ils, ont-ils le mal du pays? La rédaction de «24 heures» est allée à la rencontre de ces artistes, entrepreneurs, hôteliers, voyagistes, scientifiques, éducateurs, agriculteurs et autre cinéaste, tanneur ou même capitaine de ferry, pour vous faire vivre un été haut en couleur tout autour du monde. Entre le 9 juillet et le 25 août, durant les sept semaines des vacances scolaires, nous vous proposons en dernière page du journal une série de 41 portraits assortis, chaque samedi, d’une double page qui fera la part belle aux images ramenées par nos photographes. Des aventures à suivre aussi sur nos plateformes numériques, enrichies de galeries photos et de vidéos.

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Retrouvez tous les portraits sur notre long format: Par monde et par Vaud

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Mystérieuse diaspora

Pays de Cocagne, Vaud est connu pour être une terre d’immigration plus que d’émigration. Mais «voui», pourquoi s’en aller vivre ailleurs quand l’herbe d’à côté parait nettement moins verte? Comme le relevait l’an dernier un numéro de la «Revue historique vaudoise» consacré à la migration, notre bienheureux canton n’a pas connu de grands exodes. Il faut dire qu’on n’a pas enduré de vrai désastre, ni vécu la misère noire, contrairement à Fribourg, au Valais ou à d’autres cantons alpins qui ont crevé de faim à certaines époques. On cite des cas d’anthropophagie à Glaris en 1817 et au milieu du XIXe. On se souvient que des Grisons devaient quitter leur village par tirage au sort quand le nombre d’habitants devenait trop élevé par rapport aux ressources.

Autrement dit, quand le Vaudois s’en va vers d’autres cieux, c’est plutôt par choix que par nécessité, par esprit d’aventure plutôt qu’à contrecœur; et son exil est plus souvent individuel que collectif. Même s’il y a eu quelques exceptions, des cas emblématiques comme ces vignerons de Lavaux partis fonder une colonie à Chabag en Bessarabie en 1822 ou ces dizaines de familles vaudoises (des Mercier, des Buffat ou des Porchet) qui ont émigré en Algérie française au milieu du XIXe siècle pour peupler la colonie privée de Sétif. Sans oublier les quelque 200 Romands, des Vaudois principalement, qui ont émigré dans la vallée du Pécos, une région désertique du Nouveau-Mexique, en 1991.

Combien sont-ils aujourd’hui, ces Vaudois qui creusent leur sillon à l’étranger? Les contours de cette diaspora sont impossibles à définir de façon précise en l’absence de base statistique fiable. La seule donnée sur laquelle on peut s’appuyer est le nombre d’expatriés qui avaient le droit de vote dans une commune vaudoise en 2017: un peu moins de 19'000 personnes. Un chiffre auquel il faudrait ajouter une ribambelle d’enfants et d’adolescents, ainsi que tous les abstentionnistes qui n’ont pas pris la peine de s’inscrire sur un registre électoral.

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