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Trump remporte la primaire en Iowa et se moque

Alors que les primaires démocrates ont commencé dans le chaos, le président a gagné le caucus républicain de l'Iowa. Son discours sur l'état de l'Union mercredi est très attendu.

Alors que le premier scrutin des primaires démocrates, dans l'Iowa, a viré au fiasco lundi faute de résultats officiels, il n'en va pas de même côté républicain. En effet, Donald Trump a remporté haut la main les caucus de son parti dans l'Iowa. Il a remporté 97% des voix dans cet Etat. Mais il s'agissait d'un vote de formalité.

Le ratage technique des démocrates et le désastre politique ont fait le bonheur du président gonflé à bloc. Et il ne s'est pas gêné de se moquer de ses rivaux sur Twitter. «Rien ne fonctionne, exactement comme lorsqu'ils dirigeaient le pays», a tweeté mardi Donald Trump. «La seule personne qui peut revendiquer une très grande victoire dans l'Iowa la nuit dernière est Trump», a-t-il ajouté, en parlant de sa propre victoire dans l'Iowa lundi soir.

Discours de l'Union attendu

L'absence totale de résultat prive les candidats démocrates de l'élan créé habituellement par ce vote, qui lance les primaires depuis les années 1970. Les journaux américains ne pouvaient afficher sur leurs unes mardi aucun vainqueur, et l'actualité politique se détournera vite sur le discours sur l'état de l'Union que prononcera le président républicain au Congrès mardi soir, avant son acquittement prévu mercredi au Sénat dans son procès en destitution.

Donald Trump a promis un discours résolument optimiste face à un Congrès réuni au grand complet, les yeux rivés sur l'élection de novembre où il briguera un second mandat. Le président américain traverse incontestablement une bonne période: son acquittement quasi certain mercredi par le Sénat souligne combien le parti républicain est prêt à faire bloc derrière lui, le doigt sur la couture du pantalon.

L'affaire ukrainienne à l'origine de la procédure en destitution le visant n'a pas fait vaciller sa base électorale, toujours fidèle d'après tous les sondages. Et à moins de 300 jours du scrutin présidentiel, les indicateurs économiques sont au beau fixe.

Va-t-il évoquer l'impeachment?

Son discours sur l'état de l'Union, prévu à 21h00 (3h en Suisse mercredi) dans la Chambre des représentants, à l'endroit même où il a été mis en accusation pour «abus de pouvoir» et «entrave à la bonne marche du Congrès», sera placé sous le signe du «grand retour de l'Amérique».

Il devrait à cette occasion, selon la Maison Blanche, revenir sur le «boom des cols bleus», vanter les récents accords commerciaux avec la Chine, le Canada et le Mexique et défendre son bilan en matière migratoire.

Evoquera-t-il l'«impeachment», au risque de souffler sur les braises de la discorde? Le sénateur républicain Roy Blunt a estimé dans les pages du New York Times que le tempétueux président devrait se garder d'en parler. «C'est une occasion pour aller de l'avant», a-t-il plaidé.

En 1999, le président démocrate Bill Clinton, jugé au Sénat pour avoir menti sur sa liaison avec la stagiaire de la Maison Blanche Monica Lewinsky, avait fait profil bas dans son discours sur l'état de l'Union. Mais, de l'aveu même de Roy Blunt, Donald Trump est «plutôt du genre à adopter une position frontale».

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