Les Nord-Américains boudent un peu Facebook. Une première!

Réseaux sociauxLa firme californienne observe une baisse de l’assiduité de ses clients sur le marché le plus lucratif.

Image: Keystone

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Aucun bouleversement sur le marché des réseaux sociaux et de la pub, certes. Les résultats de Facebook Inc., au quatrième trimestre, laissent néanmoins apparaître des chiffres retenant la plus grande attention. Pour la première fois de son histoire, la firme californienne a ainsi constaté une baisse d’assiduité de sa clientèle nord-américaine. Autrement dit sur le marché le plus lucratif.

Le nombre de personnes, domiciliées aux États-Unis ou au Canada, et actives chaque jour sur les plates-formes de Facebook, est ainsi passé de 185 à 184 millions. Ce fléchissement ne manque pas d’avoir une portée significative en termes d’économie d’entreprise. Le chiffre d’affaires moyen par utilisateur de ces deux pays s’est élevé à 27 dollars au quatrième trimestre, contre 9 dollars par utilisateur européen et seulement 6 dollars pour la moyenne mondiale.

Valoriser le temps passé sur la Toile

Cette assiduité faiblissante de la clientèle aurait en plus précédé celle que la nouvelle stratégie de l’entreprise, annoncée au début de l’année, laissait prévoir. A savoir mettre moins de vidéos à disposition des membres et développement d’une priorité aux contenus partagés en famille et entre amis. En ce sens, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg confirme probablement une nouvelle fois sa lucidité commerciale: «Facebook vise à donner plus de valeur au temps passé en ligne. Il est plus important d’aider les gens à se connecter qu’à passer plus de temps sur la Toile.»

Du coup, les utilisateurs ont passé cinquante millions d’heures de moins sur les plates-formes de Facebook d’octobre à décembre que lors de la même période, un an plus tôt. La communauté des clients de Facebook comptait certes 1,4 milliard de visiteurs chaque jour au quatrième trimestre, soit 32 millions de plus que trois moins plus tôt. Il s’agit cependant de la plus faible croissance depuis plus de deux ans.

Les annonceurs doivent payer plus

Facebook Inc continue quoi qu’il en soit de prouver sa puissance. L’an dernier, la société a pu augmenter de près d’un quart les tarifs qu’elle inflige aux annonceurs. Du coup, les recettes publicitaires ont contribué à 87% du chiffre d’affaires l’an dernier contre 84% en 2016. «Les annonceurs apprennent à produire des spots spécialement conçus pour nos plates-formes, car les messages produits pour la télévision ne sont pas bien adaptés aux formats de ces applications», se félicite Sheryl Sanberg, directrice de Facebook Inc.

Ces succès commerciaux ont généré une hausse de 47% des recettes au quatrième trimestre, à 13 milliards de dollars (12,22 milliards de francs). Le bénéfice net de Facebook a lui-même grimpé de près d’un cinquième, à 4,27 milliards de dollars. Après la publication de ses résultats, la société de Menlo Park, fondée en 2004, a vu son action perdre jusqu’à 5% lors des échanges suivant la clôture du Nasdaq. Puis quelques minutes après une allocution du patron, le titre regagnait plus de 1%. Le rayonnement de plates-formes comme Facebook ou Instagram et d’applications comme Messenger et WhatsApp ne semble pas près de faiblir. (24 heures)

Créé: 01.02.2018, 12h42

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