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Parti de Suède, le mouvement estudiantin de grève climatique essaime dans le monde, jusqu’en Suisse. Ce vendredi, ils seront sans doute plusieurs milliers d’élèves à déserter leur salle de classe: dans les rues de Lausanne, Genève, Fribourg, Neuchâtel, Bienne et plusieurs villes alémaniques, ils appelleront les autorités à prendre leurs responsabilités en décidant des mesures immédiates contre le réchauffement de la planète.


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À quoi leur sert-il d’aller en cours si leur avenir n’est pas assuré, si les recherches de diplômés prédisant le pire restent lettre morte face aux atermoiements et clivages politiques? L’argument peut paraître simpliste, mais il pèse de tout son poids alors que, en Suisse, le Conseil national a torpillé en décembre la révision de la loi sur le CO2 qui ambitionne de réduire les émissions de gaz à effets de serre de 50% d’ici à 2030. Et que la conférence sur le climat COP24 a accouché le même mois d’engagements timorés.

«Il serait dommage de réduire cette poussée à un idéalisme juvénile. Grâce à leur mobilisation, les grévistes mettent une pression nécessaire sur les autorités»

Les mots employés dans nos colonnes par de futurs grévistes sont forts, impitoyables à l’égard d’une classe politique accusée de sacrifier leur avenir. Comment en serait-il autrement alors qu’ils seront les premiers à payer les conséquences de décisions prises, ou non prises, aujourd’hui?

Ce mouvement de jeunesse est remarquable et porteur d’espoir. Beaucoup ne comptent plus les heures engagées dans la préparation de l’événement. C’est sans doute un moment fondateur dans leur vie de citoyen. Cette jeune génération prouve sa volonté de s’impliquer, son refus de céder à la résignation et sa faculté de rassembler, notamment grâce aux réseaux sociaux.

Il serait dommage de réduire cette poussée à un idéalisme juvénile. Par leur mobilisation, les grévistes mettent une pression nécessaire sur les autorités alors que la loi sur le CO2 va jouer sa survie devant le Conseil des États. Ces futurs votants – beaucoup n’ont pas 18 ans – montrent en pleine année électorale qu’ils attendent les politiques au tournant.

Créé: 14.01.2019, 06h36

Gabriel Sassoon, rubrique Suisse

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