Affaire Ivo Romer: la Ville de Zoug hors de cause

JusticeL'exécutif de la ville avait été soupçonné d'avoir fermé les yeux sur le détournement d'argent dont Ivo Romer est accusé.

Ivo Romer est soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions de francs en abusant de la confiance d'une femme âgée dont il gérait la fortune.

Ivo Romer est soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions de francs en abusant de la confiance d'une femme âgée dont il gérait la fortune. Image: Keystone

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Des circonstances malheureuses et un peu de manque de tact, c'est ce que la commission d'enquête parlementaire (CEP) reproche à l'exécutif de la ville de Zoug dans le cas de l'affaire Ivo Romer. Pour le reste, l'exécutif est largement déchargé par la CEP qui a présenté son rapport mardi.

Abus de confiance d'une femme âgée

L'affaire a éclaté en novembre 2012 avec un article de la «Weltwoche» révélant l'ouverture d'une enquête pénale contre le chef des finances de la ville de Zoug Ivo Romer (PLR). Il est soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions de francs en abusant de la confiance d'une femme âgée dont il gérait la fortune.

Un jour après ces révélations, Ivo Romer a démissionné de l'exécutif de la ville de Zoug. Le chef des finances a toujours affirmé que les accusations dont il fait l'objet sont sans fondement.

Ivo Romer est soupçonné d'abus de confiance et de gestion déloyale. Les enquêteurs ont procédé à plusieurs perquisitions en octobre 2012, dont une dans les bureaux de la société fiduciaire de l'élu.

Plainte en 2012

Cette société gérait depuis 2007 la fortune d'une nonagénaire décédée en 2011. Ses héritiers ont déposé une plainte au printemps 2012 contre le politicien qu'ils accusent d'avoir détourné plusieurs millions de francs.

La CEP avait pour mandat d'examiner si l'exécutif, comme on le lui reprochait, avait laissé faire M. Romer et volontairement fermé les yeux sur l'affaire. La CEP constate que l'exécutif n'a été informé que deux semaines avant le décès de la nonagénaire.

La CEP critique toutefois le chef du Département des affaires sociales Andreas Bossard (PCS). Il n'a pas su évaluer l'importance de cette affaire et a tardé à informer l'ensemble de l'exécutif sur ce cas.

Autorités de tutelle critiquées

Les autorités de tutelle font aussi l'objet de critiques. La CEP a notamment voulu savoir pourquoi la nonagénaire n'avait pas été placée sous tutelle comme sa famille le demandait. La CEP a constaté que les autorités de tutelle n'ont exercé aucune pression sur M. Romer afin qu'il réponde à la demande de la famille. La commission d'enquête n'a pas non plus trouvé d'élément laissant supposer que M. Romer avait bénéficié de protections.

Ivo Romer conteste toujours les faits qui lui sont reprochés. Il a refusé de collaborer avec la CEP. La commission ne se prononce pas sur l'enquête pénale en cours. (ATS/nxp)

Créé: 05.08.2014, 12h34

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