A Braunschweig, Salim Khelifi est désormais un joueur apprécié

FootballL’ancien milieu offensif du LS s’est fait une place à l’Eintracht, en 2e Bundesliga

Salim Khelifi (à droite) a retrouvé le plaisir de la compétition sous le maillot des Lions de Braunschweig.

Salim Khelifi (à droite) a retrouvé le plaisir de la compétition sous le maillot des Lions de Braunschweig. Image: Getty

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Le week-end passé, il a inscrit son 6e but de la saison. Titulaire sous les couleurs de l’Eintracht Braunschweig, Salim Khelifi est aujourd’hui l’une des individualités en vue du championnat de 2e Bundesliga. «Je me sens bien dans cette équipe et dans ce club, assure le Vaudois. Je suis désormais un joueur plus complet et plus agressif. Et je jouis d’une bonne cote auprès des supporters. Tout se passe donc très bien. J’espère bien sûr que ça va continuer». A 21 ans, le milieu offensif retrouve donc le plaisir de la compétition après des mois difficiles depuis son départ du Lausanne-Sport, en janvier 2014.

Très vite, Salim Khelifi avait fait valoir une vivacité et des qualités techniques très au-dessus de la moyenne. Mais le développement de ce petit gabarit a longtemps été freiné par des arguments athlétiques… limités. «Depuis mon arrivée en Allemagne, j’ai beaucoup travaillé de façon spécifique. J’ai pris de la masse, c’est vrai. Mais le plus important n’est pourtant pas là, assure-t-il au téléphone. C’est au plan mental que j’ai fait le plus de progrès. Au LS, j’étais le talent du club. Là, je me suis retrouvé seul et personne ne m’a fait de cadeau. Il a bien fallu que je m’affirme».

Au printemps 2014, l’Eintracht, alors en Bundesliga, n’avait pu éviter la relégation. «Je me suis tout de suite blessé (cheville), se souvient le joueur. Je n’avais alors fait qu’une seule apparition, lors de la toute dernière journée. Ensuite, pendant la saison 2014/15 (6e rang final), je me sentais en forme, mais l’entraîneur ne m’a pas accordé beaucoup de temps de jeu». Déception, frustration même, malgré un contrat de longue durée (juin 2018). «Je ne voulais pas quitter le club sur un échec. Nous avons donc discuté avec le staff et les dirigeants. Ils m’ont assuré de leur confiance. Et je me suis concentré sur mes performances». Depuis, les choses semblent avoir tourné dans le bon sens.

Milieu extérieur (à droite) dans le 4-4-2 de l’Eintracht, Salim Khelifi est apprécié. «Nous avons une équipe plutôt joueuse. Et c’est vraiment le collectif qui nous permet d’obtenir de bons résultats. Le seul regret, jusque-là, c’est d’avoir égaré quelques points contre des formations de bas de tableau». Actuels 5es du classement, les Lions (die Löwen) de Braunschweig ne pointent qu’à deux longueurs de la 3e place, synonyme de barrage pour la promotion. «Le retour en Bundesliga n’est pas une priorité pour le club, précise Khelifi. L’objectif, c’est d’abord de réussir une bonne saison. On verra bien quel résultat final elle peut alors nous valoir…»

Plus de 20 000 spectateurs

L’Eintracht Braunschweig fête cette année ses 120 ans d’existence. Champion d’Allemagne en 1967, le club du nord (Basse-Saxe) a connu depuis davantage de bas que de hauts. Mais l’enthousiasme du public n’a guère faibli. Il n’y a d’ailleurs jamais moins de 20 000 spectateurs à l’Eintracht Stadion. «Brunswick n’est pas une immense ville. Avec ses 250 000 habitants, elle ressemble à Lausanne. Ce qui m’a le plus frappé ici, c’est la mentalité des gens par rapport au football. Ils vivent pour ce sport et ça se ressent partout. Quant à l’atmosphère au stade, c’est quelque chose d’extraordinaire».

Hier soir, Salim Khelifi et l’Eintracht jouaient à Stuttgart, en 8e de finale de la Coupe d’Allemagne (compléter avec le résultat). Dimanche, ils recevront Kaiserslautern. Puis ce sera la pause d’hiver. Khelifi en profitera pour revenir en Suisse quelques jours, même si ses parents et ses deux frères jumeaux – Alexandre, qui joue au Mont, et Sami, qui évolue avec Montreux – viennent régulièrement lui rendre visite en Allemagne. Quant au prochain rendez-vous en compétition, il est fixé au 7 février et un voyage chez le leader, Leipzig. Tunisien et Suisse, Salim joue toujours en sélection suisse M21, qui recevra l’Angleterre fin mars, pour une sorte de «petite finale» dans les qualifications pour l’Euro 2017. Un autre temps fort dans l’agenda désormais bien rempli du Vaudois. (24 heures)

Créé: 16.12.2015, 19h38

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