Oui à la brigade de rue des nuits lausannoises

Nuits lausannoisesLe Conseil a approuvé l’engagement d’une équipe de prévention qui ira à la rencontre des .

Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

S’inspirant d’une expérience née à Zurich, Lausanne lance une expérience pilote de prévention de deux ans à l’endroit des jeunes et moins jeunes fêtards. Mardi soir, le Conseil communal a donné sa bénédiction à un crédit d’un demi-million pour la première partie de l’aventure. Laquelle commence par l’engagement de six personnes qui composeront la cellule SIP (sécurité, intervention, prévention).

Elle devrait être opérationnelle pour cet été. Lors de la séance plénière, les groupes politiques se sont dits favorables, hormis l’UDC, qui ne cache pas son scepticisme. Le Conseil communal a fini par dire oui à la quasi-unanimité avec quelques abstentions. Parmi les interrogations exprimées figure celle des Verts, qui se demandent pourquoi la Ville est seule à payer ce dispositif. «Le Canton ou les Communes de la région lausannoise pourraient participer, puisque les usagers ne sont pas que des Lausannois», a argumenté Gaëlle Lapique.

Les rapports entre la future équipe SIP et la police ont en outre été largement évoqués. Les travailleurs de rue n’auront pas le droit de demander leur identité aux fêtards, ce que regrette Philipp Stauber, de l’UDC. La Verte Natacha Litzistorf lui rétorque qu’il est important que les nouveaux acteurs agissent en complément de la police et pas à sa place.Hadrien Buclin dit un peu la même chose en d’autres termes: «Il est bon de donner une contrepartie préventive au volet répressif appliqué jusque-là aux nuits lausannoises.»

Le socialiste Benoît Gaillard estime, quant à lui, que cette nouveauté démontre la préférence municipale pour une «présence humaine» dans les rues plutôt que des caméras.Jean-Luc Chollet, de l’UDC, prévient toutefois qu’il ne faut pas que la nouvelle brigade se définisse par antithèse de ce que fait la police: «L’expérience Uniset a fini en eau de boudin parce que les agents étaient devenus copains-copains avec les toxicomanes.»Pour Mathieu Blanc, auteur PLR d’interventions au Conseil communal et au Grand Conseil sur les nuits lausannoises, tout est bien, si ce n’est que la présence des futurs agents pourrait être prolongée jusqu’au matin.

Enfin, le municipal de Police, Grégoire Junod, a souligné que l’expérience serait évaluée: «Les SIP auront une place claire dans ce dispositif qui comprend aussi les policiers et les sanitaires. Grâce à l’évaluation, tout reste ouvert et nous pourrons réajuster les missions en cours de route. Si l’expérience est concluante, nous espérons obtenir une contribution du Canton qui, cela dit, finance déjà la partie sanitaire.»

Créé: 18.02.2015, 17h03

Dossiers

Articles en relation

Une brigade pour cadrer les fêtards lausannois

Mesures Dès l’été, une unité de prévention ira de places publiques en parkings pour prévenir les dérapages dus à l’alcool et au bruit. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.