Le feuilleton présidentiel tient encore en haleine

La RédationXavier Alonso reparle des Le Pen, du président Hollande, bien sûr, de M. Valls, sans oublier Nicolas Sarkosy...

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Le système politique français ne vit qu’au travers de l’élection présidentielle. Savoir qui sera candidat et contre qui occupe tout l’espace médiatique bien davantage que les contenus. C’est ainsi que pour célébrer les 3 ans de François Hollande à l’Elysée – c’était hier! – le journal Le Parisien a marqué le coup en explorant l’hypothèse du choix de Manuel Valls comme candidat du PS. Histoire de relancer aussi sur la gauche de l’échiquier politique l’intérêt du feuilleton de la course à la présidentielle 2017!

Le résultat est cruel pour François Hollande, mais aussi pour le Parti socialiste français. Car l’actuel premier ministre est préféré par 70% des Français au président de la République (24%). Et même au sein des sympathisants socialistes, Manuel Valls (57%) dépasse François Hollande (41%). Plus inquiétant encore pour le PS: Manuel Valls ne gagnerait la course à l’Elysée que dans le cas de figure où il serait opposé au 2e tour à Marine Le Pen. Contre Nicolas Sarkozy – UMP ou républicain, selon le prochain nom de son parti – il essuierait une défaite.

La France est gâtée avec la guerre politico-œdipienne qui déchire la famille Le Pen

Ces hypothèses de travail confortent toutes les officines politiques dans l’idée que le candidat arrivé deuxième du 1er tour sera élu président. Face à Marine Le Pen, donnée en tête dans tous ces scénarios, le deuxième – quelle que soit la médiocrité de son score – accédera au pouvoir. C’est l’intrigue de 2002 réécrite, si ce n’est que le père Jean-Marie avait surpris tout le monde, alors que sa fille est donnée comme une constante. Pour mémoire, en 2002, Jacques Chirac avait réalisé un malingre 19,9% des voix au 1er tour: le plus faible résultat d’un président sortant. Avant d’être réélu au 2e tour avec plus de 80% des voix, autre record!

Deux ans avant l’échéance, le feuilleton présidentiel continue ainsi à diffuser ses épisodes de manière ininterrompue sans que l’on ait à parler de ce truc compliqué appelé politique. Les partis eux-mêmes et les médias soignent d’ailleurs les Le Pen, très crédibles dans leur rôle de félons de la République. «Pour une bonne histoire, il faut un bon méchant!» disait Alfred Hitchcock. La France est gâtée en la matière avec la guerre politico-œdipienne qui déchire Marine et Jean-Marie Le Pen. Et c’est du pain bénit pour les autres acteurs de cette sitcom, certains de pouvoir terrasser le méchant avant le baisser de rideau.

Il n’empêche que l’effet de surprise sera maintenu jusqu’à la fin. Car les dernières présidentielles ont été émaillées de sensations. Deux ans avant son élection, François Hollande était en queue de peloton des présidentiables au PS. En 2002, Jospin devait affronter Chirac aussi sûrement que deux et deux font quatre. En 1995, Balladur était certain de l’emporter facilement face à Chirac. Sous les ors de la République, la réalité dépasse souvent la fiction.

Créé: 08.05.2015, 09h28

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