Passer au contenu principal

Le chômage ne progresse guère depuis un an malgré le choc du franc fort

Alors que le taux grimpe de 3,4% à 3,7% dans le pays entre novembre et décembre 2015, celui du canton de Vaud n'évolue que de 0,1 point à 5,2%. C'est une bonne surprise Explications.

Image d'illustration. Olivier Ferro-Luzzi (au milieu), Professeur à la Haute Ecole de Gestion et à l’Université de Genève, lors d'une conférence.
Image d'illustration. Olivier Ferro-Luzzi (au milieu), Professeur à la Haute Ecole de Gestion et à l’Université de Genève, lors d'une conférence.
Olivier Vogelsang

L’impact de l’envol du franc, suite à la suppression par la BNS du taux plancher de l’euro, commence à se refléter sur le chômage. Professeur à la Haute Ecole de Gestion et à l’Université de Genève, directeur durant 5 ans de l’Observatoire universitaire de l'emploi de l'UNIGE, Giovanni Ferro-Luzzi partage cet avis. «Les entreprises suisses ont été confrontées à ce choc très important. Celles qui sont tournées vers l’exportation, en particulier, ont d’abord rogné sur leurs marges et elles ont trouvé différentes solutions leur permettant d’épargner l’emploi. Mais avec la pression continue du franc fort, elles ont dû commencer à lâcher du lest et cela se répercute sur le marché du travail». Même si les chiffres de décembre reflètent aussi un problème saisonnier .

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.