Des louanges et un bémol pour les EPO
Prison vaudoiseLa Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) qualifie de «bonne» la situation générale aux EPO. Elle juge toutefois la prise en charge thérapeutique «clairement insuffisante» pour certains détenus.
La prise en charge thérapeutique des détenus souffrant d’un grave trouble mental est «clairement insuffisante» aux EPO, estime la CNPT. Hormis ces critiques, la commission loue d’«excellentes» conditions de détention dans la prison vaudoise et salue les progrès dans le quartier de haute sécurité. Satisfait, le Service pénitentiaire reconnaît qu’il y a «encore du travail».
La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) a publié mardi son rapport sur les Etablissements pénitentiaires de la plaine de l’Orbe (EPO) après une visite effectuée du 1er au 3 mai. L’impression globale est «bonne» tant du point de vue des conditions matérielles que de la diversité et de l’originalité des activités professionnelles et occupationnelles offertes, indique le communiqué diffusé à Berne. Dans ce contexte positif, des critiques sont cependant émises par la commission. Contrairement à des établissements pénitentiaires alémaniques, la prise en charge thérapeutique, en particulier sociothérapeutique, au sein des EPO est «clairement insuffisante». Les chances de réinsertion de ces détenus souffrant d’un grave trouble mental ne sont pas favorisées, affirme la CNPT.
Cercle vicieux
A ses yeux, cette situation se transforme en «un cercle vicieux». Les troubles psychiques de ces détenus ne font «que s’aggraver». Leur mesure thérapeutique est par la suite prolongée par les autorités d’exécution pour éviter tout risque à la société, constate la CNPT.
Face à ces lacunes, la commission recommande de veiller à ce que les détenus souffrant de troubles psychiques puissent bénéficier d’une prise en charge «adéquate». Dans ce sens, elle accueille «favorablement» la réponse du Conseil d’Etat vaudois. Un projet de centre de soins sur le site de la Plaine de l’Orbe sera mis à l’étude «prochainement», a fait savoir le gouvernement.
Grande liberté surveillée
Côté positif, la CNPT souligne que le régime au sein du pénitencier vise à responsabiliser les détenus pour les tâches quotidiennes. Il leur accorde «une liberté de mouvement maximale» qui est renforcée notamment par l’accès quotidien à un choix varié d’activités sportives et professionnelles.
Dans la division de haute sécurité, les progrès sont «particulièrement positifs». Ils concernent en particulier l’installation d’une salle de musculation et l’aménagement d’une salle de travail. Ces aménagements ont suivi la mort en mars 2010 de Skander Vogt, asphyxié après avoir mis le feu à son matelas dans sa cellule, et les recommandations du juge Rouiller. Efforts reconnus
Contacté par l’ats, le Service pénitentiaire (SPEN) a réagi. «On est satisfait de voir que les efforts déployés par le SPEN ont été salués et que les progrès sont reconnus», a déclaré Sylvie Bula, cheffe du SPEN.
Mais il y a «encore du travail». Il faut améliorer la prise en charge des personnes sous mesures thérapeutiques, a reconnu la responsable. (ats/nxp)
Créé: 10.12.2013, 17h43
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