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Les métiers à mettre en lumière

«Afterwork» du Jeudi 26 Mars 2015-17h45. CPNV (Centre professionnelle du Nord Vaudois) d’Yverdon-les- Bains.

Photo de «L'Afterwork"» prise par une élève de Coach'in.
Photo de «L'Afterwork"» prise par une élève de Coach'in.

Comment valoriser ces métiers oubliés ou mal-aimés des jeunes adultes, qui pourtant offrent des places d’apprentissage en masse ? C’est ce que proposait le deuxième « Afterwork » organisé par la Fondation Cherpillod, une infrastructure de Moudon spécialisée dans la réinsertion professionnelle auprès d’enfants, d’adolescents, de jeunes adultes et de leurs familles. Coach’in (Payerne), In’nova (Orbe) et le programme FORJAD (programme qui permet aux jeunes bénéficiant du RI d’accéder à une formation professionnelle tout en bénéficiant d’une bourse d’étude) collaboraient également au rendez-vous. Cinq ateliers proposaient de mettre en lumière ces professions méconnues. Pour les animer, des patrons d’entreprises venus expliquer leur métier par le menu, des débouchés à la condition physique en passant par les horaires de travail. Plongée dans deux de ces cinq ateliers avec Lendina Shabani, du groupe visuel de Labo24.Dans le groupe « Bâtiments et service », trois métiers étaient mis en avant : agent de propreté, logisticien et gestionnaire du commerce de détail. Patrick Mermoud, patron d’Eco2net, à Yverdon-les-Bains, est venu défendre la formation d’agent de propreté, « un travail très ardu et complet, où l’on peut apprendre continuellement de nouvelles choses ». « Sur 10'000 personnes, 100 n’ont pas de CFC, mais ont plutôt appris le métier sur le tas », a-t-il expliqué. Selon lui, c’est la raison pour laquelle les jeunes ne s’intéressent pas à ce métier, ainsi dévalorisé et peu respecté.Pourtant, la profession demande de nombreuses qualités, selon les patrons présents. La personnalité, le feeling, l’investissement, la ponctualité, le respect et la dignité font partie de ce qu’ils attendent des futurs jeunes employés.Deuxième atelier fréquenté, celui des métiers de denrées alimentaires, représenté par les entreprises Nestlé et Jowa. Parmi les métiers présentés, celui d’opérateur de machines automatisées a été décrit avec passion par Martine Candolfi, responsable de recrutement chez Nestlé (voir lien vidéo). Ce travail très technique n’est pas physique, selon elle. Il faut aimer la mécanique, l’informatique, être habile de ses mains et peu sensible au bruit. Il faut aussi être apte à gérer des horaires irréguliers.L’entreprise Jowa a choisi de valoriser le métier de technologue en denrée alimentaire. Un travail méticuleux, où l’hygiène revêt une grande importance. Un film de quelques minutes illustrait le parcours quotidien d’une jeune apprentie, employée à transformer la matière au gramme près. Selon la jeune fille, un des avantages de cette formation est qu’elle ouvre des portes sur de nombreux autres domaines.A l’issue de l’« Afterwork », un apéritif était servi dans la bonne humeur, laissant de côté le sérieux lié à la recherche d’une voie professionnelle. Cette rencontre était aussi l’occasion de réaliser à quel point certaines personnes et institutions se mobilisent avec enthousiasme pour aider les jeunes – dont je fais partie - à trouver quelque chose à faire de leur vie. Ces gens, en se battant pour eux et en croyant en eux, leur donnent de l’espoir, alors qu’ils n’en ont plus vraiment. Au nom de tous ces jeunes, je tiens ici à les remercier.Pour vois la vidéo de Lendina Shabani, cliquez sur le lien suivant : Les métiers de l'ombre

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