La microtechnique suisse serre les rangs à Palexpo

Salon de la haute précisionLa 15e mouture du Salon EPHJ-EPMT-SMT s’annonce très prometteuse, justement à cause des défis actuels.

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Illustration Image: O. Meylan

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La 15e édition du Salon international de la haute précision – ou plutôt le salon EPHJ-EPMT-SMT selon sa dénomination officielle – s’annonce sous de bons auspices. Pour l’instant, 868 entreprises actives dans la microtechnique et fournisseurs de l’horlogerie, de la joaillerie et de la médecine se sont annoncées pour exposer leurs produits et innovations du 14 au 17 juin à Palexpo.

«C’est un peu plus que l’an passé (867 participants), et nous attendons encore quelques inscriptions d’ici à juin. Côté visiteurs, nous devrons attendre la fin du salon pour connaître leur nombre», le cap des 20 000 visiteurs professionnels ayant été franchi l’an passé, ont indiqué les administrateurs de l’événement.

Ils ont pour la première fois tenu leur conférence de presse en Suisse allemande, à Zurich et non à Genève, comme signe de reconnaissance envers les exposants alémaniques. Ceux-ci représentent maintenant 20% des exposants, le reste venant à 20% d'en dehors des frontières, principalement de France, d’Italie et d’Allemagne, pour un gros des troupes (60%) romands.

Suisse leader mondial de la microtechnique

Au-delà des chiffres, cette foire occupe une position charnière qui reflète bien la place de leader mondial qu’occupe la Suisse dans la technique du tout petit.

«C’est le seul salon en Europe qui regroupe sous un même toit les principales applications de la microtechnique», a précisé André Colard, fondateur et administrateur du salon avec Olivier Saenger.

«Pendant des années, l’horlogerie s’est inspirée des percées réalisées dans la médecine, nous assistons maintenant à un retour de balancier où c’est à l’inverse la médecine qui prend exemple des dernières innovation de l’horlogerie pour développer de nouveaux produits», a-t-il poursuivi.

Plateforme d'inspiration, d'échange et de vente

On l’aura compris, ce salon a pour objectif de permettre aux participants de se fructifier les uns les autres. «Le travail de sous-traitance fonctionne de moins en moins en développant des produits seul dans son coin, la mise en réseau des connaissances devient centrale», a précisé pour sa part Jean-Marc Collet, directeur du groupe Stäubli pour la Suisse, un groupe leader mondial dans la robotique industrielle, et invité pour donner le point de vue d’une entreprise participante.

Le salon est aussi un lieu de vente. «Il permet aussi très prosaïquement de signer des contrats, et si cela n’a pas lieu tout de suite sur place, d’étendre son réseau de clients potentiels», explique pour sa part Olivier Saenger.

Cet aspect du Salon de la haute précision est d’autant plus important «qu’un grand nombre de participants sont des petites et moyennes entreprises, aux capacités de vente comptées. Venir au salon leur facilite grandement la tâche, d’autant plus que le salon se déroule dans une atmosphère très collégiale, permise par une infrastructure correspondant en tous points à nos besoins», a-t-il dit.

Situation tendue, mais soutien positif du «Swissness»

La branche attend aussi avec impatience le 14 juin car «il est clair qu’elle traverse une situation plus difficile, mais ce n’est ni la première, ni la dernière fois que cela arrive, la microtechnique suisse connaît une capacité d’action et de réaction très importante», a encore ajouté André Colard.

Pour Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse FH, et aussi présent lors de la conférence, «il est assez logique que le sous-traitant soit le premier qui souffre quand la demande (dans l’horlogerie) recule. Ce d’autant plus qu’ils auront réalisé des investissements dans leurs capacités de productions, qui sont maintenant sous exploitées, des ajustements sont en cours.»

Pourtant, les directives plus dures du «Made in Switzerland», connues sous le nom «Swissness», sont en train de forcer les horlogers à rapatrier une partie de leur production en Suisse s'ils souhaitent garder cette appellation, par exemple les indexes de cadres, et atteindre ces 60% de la production réalisée dans le pays nécessaire pour avoir le label», s’est réjoui le président de la FH. Cela profitera aux sous-traitants qui les fabriquent déjà, ou pourront à nouveau les fabriquer.

Créé: 12.05.2016, 13h34

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