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Etats-unisObama appelle les Américains à refuser la peur

Sur les plans économique et de la sécurité intérieure, le président a appelé ses compatriotes à croire en l'avenir.

Le groupe Etat islamique «n'est pas une menace existentielle pour notre nation», a assuré Barack Obama le 12 janvier, lors de son ultime discours sur l'état de l'union avant la fin de ses fonctions de président. (Image - 12 janvier 2016)
Le groupe Etat islamique «n'est pas une menace existentielle pour notre nation», a assuré Barack Obama le 12 janvier, lors de son ultime discours sur l'état de l'union avant la fin de ses fonctions de président. (Image - 12 janvier 2016)
Reuters

Le président américain Barack Obama a exhorté mardi l'Amérique à ne pas céder à la peur face aux turbulences économiques et à la menace de l'Etat islamique. Il a adopté un ton résolument optimiste sur la capacité du pays à surmonter les nombreux défis auxquels il doit faire face.

A un an de son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama, très à l'aise, enjoué, a invité les Américains à accompagner les «extraordinaires changements» en cours lors de son ultime discours sur l'état de l'union devant le Congrès.

Il a particulièrement réfuté les propos anxiogènes de ses adversaires républicains qui, à l'image de Donald Trump, ont fait du déclin de l'Amérique un thème de campagne privilégié en vue de l'élection présidentielle de novembre prochain.

«A portée de main»

«L'avenir que nous voulons: des opportunités et la sécurité pour nos familles; une amélioration du niveau de vie et une planète durable et pacifique pour nos enfants. Tout cela est à portée de main», a déclaré le président américain au Capitole.

«Mais cela n'arrivera que si nous travaillons ensemble. Cela n'arrivera que si nous sommes capables d'avoir des débats rationnels et constructifs. Cela n'arrivera que si nous corrigeons notre système politique», a-t-il insisté.

Daech, «pas une menace existentielle pour notre nation»

A l'attention de ses adversaires qui dénoncent l'absence de véritable stratégie face au groupe Etat islamique, Barack Obama a mis en garde contre les «déclarations excessives» selon lesquelles il s'agirait de «la troisième guerre mondiale». «Elles font le jeu» des djihadistes, a-t-il averti.

«Des masses de combattants à l'arrière de pick-ups et des esprits torturés complotant dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtées. Mais ils ne représentent pas une menace existentielle pour notre nation», a-t-il martelé.

Déclin économique : une fiction

Parler du déclin de l'économie américaine est «une fiction politique», a encore lancé Barack Obama, soulignant le chemin parcouru depuis son arrivée au pouvoir en 2009. «Les Etats-Unis d'Amérique sont la nation la plus puissante au monde», a-t-il insisté.

Évoquant les bouleversements profonds qui ont touché les Etats-Unis au cours de l'histoire - avec en particulier des vagues d'immigrations successives - il a appelé à garder le cap: «A chaque fois, certains nous disaient d'avoir peur de l'avenir. (...) A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs».

Eradiquer le cancer

Les bouleversements en cours sont chargés de promesses, telles que «des découvertes médicales fantastiques», a encore souligné Barack Obama.

Il a, dans la foulée, annoncé un «nouvel effort national» pour faire de l'Amérique le pays qui éradique le cancer «une fois pour toutes» (Voir article lié). Le président a confié cette tâche à son vice-président Joe Biden, dont le fils est mort l'an dernier d'un cancer au cerveau.

Barack Obama a aussi replacé au premier plan une ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué: fermer la prison de Guantanamo, ouverte après les attentats du 11 septembre 2001. «Elle coûte cher, elle est inutile, et elle n'est qu'un tract de recrutement pour nos ennemis», a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris.

Embargo avec Cuba

Mettant en avant le chemin parcouru depuis l'annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, le démocrate a, une nouvelle fois, appelé le Congrès, aux mains des républicains, à lever l'embargo économique américain.

«Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent? Admettez que la guerre froide est finie. Levez. Levez l'embargo!», a-t-il lancé.

Ce rendez-vous traditionnel était pour le 44e président des Etats-Unis la dernière occasion de s'adresser aux Américains aux heures de grande écoute avant que Washington et le reste du pays ne basculent complètement dans une véritable frénésie électorale. Candidats démocrates et républicains à la présidentielle s'apprêtent en effet à entrer dans le vif du sujet avec le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa.

A douze mois de son départ, le bilan de Barack Obama divise l'Amérique. Selon un sondage CBS/NYT, 46% approuvent son action à la Maison-Blanche, alors que 47% la désapprouvent.

ats

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