L'oeil bionique a été implanté sur un patient lausannois

BiomédecineC'est une première en Suisse: une rétine artificielle Argus II a été implantée sur un patient à l'hôpital ophtalmique de Lausanne. 90 personnes en bénéficient dans le monde.


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La première rétine artificielle homologuée Argus II en Suisse a été implantée le 30 octobre sur un aveugle à l'Hôpital ophtalmique à Lausanne par le professeur Thomas J. Wolfensberger. Cet oeil bionique, fruit de près de vingt ans de recherche, permet de restaurer partiellement la vue chez certains patients aveugles dont la vision résiduelle est très réduite. C'est le premier à avoir été homologué aux Etats-Unis et en Europe. Quelque 90 personnes en bénéficient actuellement dans le monde. Le système avait été testé dans le cadre d'un essai clinique international dès 2007. Seize patients dont deux Suisses y avaient alors participé en Europe.

Après l'opération le 30 octobre, qui s'est déroulée sans problème, l'oeil bionique a été activé le 26 novembre sur le patient, qui se porte bien et qui devra désormais entreprendre une réadaptation visuelle de plusieurs mois pour utiliser la prothèse, explique l'hôpital dans un communiqué. Le système Argus II sera progressivement programmé pour le patient, qui pourra l'utiliser de manière autonome d'ici quelques semaines. Le processus de réadaptation sera conduit par des spécialistes en basse vision de Second Sight et du service réadaption basse vision de l'Hôpital ophtalmique.

«C'est une grande satisfaction pour nous que la médecine puisse à présent offrir une solution concrète pour que des personnes précédemment aveugles puissent recouvrer une vision utile au quotidien, reconquérir une certaine autonomie et améliorer leur qualité de vie, explique le Prof. Thomas J. Wolfensberger. Ce traitement s'adresse à des personnes aveugles dont la vision résiduelle est très réduite suite à des maladies dégénératives telles que la rétinite pigmentaire et motivées à entreprendre une réadaptation visuelle de plusieurs mois.»

Le dispositif permet à une caméra miniature, logée dans des lunettes, d'envoyer des images à un petit ordinateur que porte le patient qui traite et transmet les signaux à la prothèse par connexion sans fil. Ces données «sont envoyées à un faisceau d'électrodes apposés sur la surface de la rétine qui émet de petites impulsions électriques. Celles-ci contournent les photorécepteurs endommagés et stimulent les cellules restantes de la rétine. Transmises au cerveau par le nerf optique, les informations créent une perception de formes lumineuses que le patient doit ensuite apprendre à réinterpréter pour recouvrer une certaine vision fonctionnelle.»

Créé: 27.11.2014, 10h11

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