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Réactions politiques suisses à l'élection française

Après l'élection de François Hollande, nos responsables politiques réagissent à chaud. Tour d'horizon de notre échiquier politique face à son nouvel interlocuteur.

Christophe Darbellay, président du parti démocrate-chrétien (PDC): «Pour moi, ce n'est pas une surprise. Je m'attendais à ce que François Hollande soit élu. Le vote des Français est un vote sanction contre Nicolas Sarkozy, car sa personnalité posait de gros soucis. Mais cette élection ne va pas simplifier les choses pour l'Europe...on s'achemine vers des temps difficiles. Hollande sera encore moins en mesure que Sarkozy de tenir ses promesses. Quant aux relations avec notre pays, notamment en matière de fiscalité, il faut attendre pour voir mais je crois que la pression va encore augmenter sur la Suisse.»
Christophe Darbellay, président du parti démocrate-chrétien (PDC): «Pour moi, ce n'est pas une surprise. Je m'attendais à ce que François Hollande soit élu. Le vote des Français est un vote sanction contre Nicolas Sarkozy, car sa personnalité posait de gros soucis. Mais cette élection ne va pas simplifier les choses pour l'Europe...on s'achemine vers des temps difficiles. Hollande sera encore moins en mesure que Sarkozy de tenir ses promesses. Quant aux relations avec notre pays, notamment en matière de fiscalité, il faut attendre pour voir mais je crois que la pression va encore augmenter sur la Suisse.»
Keystone
Isabelle Moret, conseillère nationale (PLR/VD), vice-présidente du PLR: «Je suis inquiète pour la France, pour l'Europe et par ricochet pour la Suisse, pays exportateur dont l'Europe est le principal client. Le programme de François Hollande ne permettra pas à la France de sortir de la crise. Quant au problème de la fiscalité, les relations n'étaient déjà pas très bonnes (Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs et injustifiés par rapport à la Suisse), mais avec François Hollande, cela ne peut qu'empirer. Il faudra compter avec tout le talent de diplomate de Didier Burkhalter. Je m'attends à des délocalisations d'entreprises vers notre pays, d'après les contacts que j'ai en France. Nous les accueillerons bien sûr à bras ouverts car elles créent de l'emploi! Mais cela va provoquer une jalousie folle en Europe, qui va prendre des mesures de rétorsion supplémentaires.»
Isabelle Moret, conseillère nationale (PLR/VD), vice-présidente du PLR: «Je suis inquiète pour la France, pour l'Europe et par ricochet pour la Suisse, pays exportateur dont l'Europe est le principal client. Le programme de François Hollande ne permettra pas à la France de sortir de la crise. Quant au problème de la fiscalité, les relations n'étaient déjà pas très bonnes (Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs et injustifiés par rapport à la Suisse), mais avec François Hollande, cela ne peut qu'empirer. Il faudra compter avec tout le talent de diplomate de Didier Burkhalter. Je m'attends à des délocalisations d'entreprises vers notre pays, d'après les contacts que j'ai en France. Nous les accueillerons bien sûr à bras ouverts car elles créent de l'emploi! Mais cela va provoquer une jalousie folle en Europe, qui va prendre des mesures de rétorsion supplémentaires.»
Keystone
Roger Nordmann, conseiller national (PS/VD): «Je suis très heureux et très ému. L'élection de François Hollande va donner des impulsions positives pour l'Europe. Le nouveau président français est un pro-européen convaincu. Il est temps de sortir de ce marasme économique! Ce ne sera pas facile, mais Angela Merkel et José Manuel Barroso ont fait ce soir une déclaration très importante: ils veulent travailler avec François Hollande à un pacte de croissance. Quant au problème fiscal avec la Suisse, notre pays doit abandonner toute stratégie de l'argent sale. Cette stratégie fiscale est indigne de la Suisse! Il faut sortir des ces pratiques au plus vite.»
Roger Nordmann, conseiller national (PS/VD): «Je suis très heureux et très ému. L'élection de François Hollande va donner des impulsions positives pour l'Europe. Le nouveau président français est un pro-européen convaincu. Il est temps de sortir de ce marasme économique! Ce ne sera pas facile, mais Angela Merkel et José Manuel Barroso ont fait ce soir une déclaration très importante: ils veulent travailler avec François Hollande à un pacte de croissance. Quant au problème fiscal avec la Suisse, notre pays doit abandonner toute stratégie de l'argent sale. Cette stratégie fiscale est indigne de la Suisse! Il faut sortir des ces pratiques au plus vite.»
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