Sauver Lavaux III aura son contre-projet à la rentrée

Initiative WeberBéatrice Métraux présentera en août son contre-projet à l’initiative Weber au Conseil d’Etat. Un soutien à la vini-viticulture est prévu.

Le vignoble de Lavaux est protégé par une loi promulguée en 2012. Le peuple devra pourtant à nouveau voter en 2014.

Le vignoble de Lavaux est protégé par une loi promulguée en 2012. Le peuple devra pourtant à nouveau voter en 2014. Image: FLORIAN CELLA - A

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

On votera sur Sauver Lavaux III au 1er trimestre 2014. Béatrice Métraux, conseillère d’Etat en charge du dossier épineux, s’y engage. Mieux, elle annonce que le peuple devra voter également sur son contre-projet. «Je présenterai une proposition au Conseil d’Etat à la rentrée d’août, puis nous en débattrons», indique Béatrice Métraux, réagissant jeudi en début de soirée aux accusations de lenteur formulées par les initiants de Sauver Lavaux III dans un communiqué publié dans la journée.

«La pause d’été nous permettra de rencontrer les Communes et de dialoguer encore une fois avec elles, puis de consulter le comité d’initiative», explique-t-elle. Farouchement opposées à l’initiative comme à un contre-projet, les communes de Lavaux semblent à nouveau ouvertes à la discussion.

Autonomie communale

C’est peut-être parce que les grandes lignes du contre-projet de la ministre du Département de l’intérieur vont plutôt dans leur sens. «Le texte prévoira un appui à la vini-viticulture, sous forme d’aides concrètes mais aussi en termes de souplesse quant à des constructions de moindre importance.»

Deuxième axe fort du texte tant attendu: l’autonomie communale. «Nous voulons conserver des poches d’autonomie communale, comme dans le cas des Mosses.» Pour rappel, la protection des zones humides situées à cet endroit se fait en concertation avec les Communes.

Cette énième consultation serait donc une phase d’affinage plutôt que des «tergiversations», comme le prétendent les initiants. Ces derniers ont annoncé, par voie de communiqué, qu’ils allaient «saisir la Cour constitutionnelle» pour qu’elle statue sur le dépassement de délai concernant la soumission au verdict populaire de leur initiative. En effet, le 14 août, cela fera quatre ans que la troisième initiative Sauver Lavaux a abouti. Cela fera aussi plus de 18 mois qu’elle a été déclarée valide par le Tribunal fédéral.

Saisir la Cour constitutionnelle, mais à quoi bon? En novembre dernier, Pierre Chiffelle, avocat d’Helvetia Nostra, admettait dans nos colonnes que, malgré le viol effectif des délais prévus par la Constitution, aucune sanction n’était prévue dans la loi. «Il n’y a en effet pas de coercition possible», confirme Béatrice Métraux. Qui comprend néanmoins l’agacement des initiants. Elle leur soumettra d’ailleurs son contre-projet durant l’été.

Aux accusations de lenteur, la ministre répond ainsi: «J’ai repris le Département de l’intérieur le 1er juillet 2012. En un an, j’ai promulgué la loi de protection de Lavaux, nommé la commission consultative, proposé des pistes de contre-projet, consulté plusieurs fois les Communes… Et le Conseil d’Etat mettra tout en œuvre pour organiser un vote début 2014. Je ne crois pas que l’on puisse parler de tergiversations.»

Créé: 04.07.2013, 21h59

Articles en relation

Sauver Lavaux III : le Conseil d’Etat réfléchit encore

Initiative populaire Le résultat de la consultation est connu, pas la décision finale du gouvernement. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.