Passer au contenu principal

Marché du travailSimonetta Sommaruga veut favoriser l'égalité salariale

Devant le Congrès des femmes de l'USS, vendredi à Berne, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a annoncé des mesures pour tendre vers l'égalité salariale.

La conseiilère fédérale Simonetta Sommaruga.
La conseiilère fédérale Simonetta Sommaruga.
ARCHIVES, Keystone

La tentative de concrétiser l’égalité salariale hommes-femmes via la négociation entre partenaires sociaux a échoué. Forte de ce constat, la ministre de la justice Simonetta Sommaruga va proposer des mesures concrètes au Conseil fédéral l’an prochain, a-t-elle annoncé vendredi devant les quelque 200 participantes au Congrès des femmes de l’USS.

Un cycle de négociations entamées en 2009 n’a apporté que des progrès minimes. On avance «au rythme de l’escargot», relèvent dans un communiqué les femmes de l’Union syndicale suisse (USS). En moyenne, une femme gagne encore 677 francs de moins par mois qu’un homme pour un même poste et à qualifications égales, selon les femmes de l’USS. Mme Sommaruga évalue l’écart à 9%.

Les participants au dialogue sur l’égalité salariale se sont accordés pour constater que le projet n’a pas atteint son but, a déclaré la conseillère fédérale. Ce dialogue entre partenaires sociaux, lié à un moratoire sur une intervention de l’Etat, portait sur cinq ans, jusqu’en février 2014, avec possibilité de prolongation de deux ans.

Il était prévu que, dans l’intervalle, une centaine d’entreprises fassent examiner une éventuelle discrimination dans leur système salarial avant d’introduire une égalité de fait. Mais seule une vingtaine d’entreprises et d’organisations ont abouti pour l’heure, un nombre quasi identique étant en cours de procédure.

Coup de main de l’Etat

On compte parmi celles-ci plusieurs entreprises aux mains de l’Etat, des syndicats ainsi que quelques grands groupes privés. Le site internet Dialogue sur l’égalité des salaires, tenu par les partenaires sociaux de la négociation, en tient une liste.

Selon les femmes de l’USS, les patrons n’ayant pas pris librement les devants, il faut désormais recourir à des mesures étatiques. Simonetta Sommaruga est sur la même longueur d’onde. «Vu le maigre bilan», il n’y a selon la conseillère fédérale pas besoin de prolonger le moratoire. Comme l’économie n’a pas créé elle-même les conditions de l’égalité salariale, l’Etat doit l’y aider, a-t-elle conclu.

Du concret en 2014

Simonetta Sommaruga a promis de soumettre l’an prochain des propositions concrètes au Conseil fédéral sur les moyens étatiques à même d’appliquer l’égalité salariale. Pour l’heure, son département étudie les instruments pour lutter contre les discriminations salariales dans 14 pays. La ministre de la justice veut également présenter une étude sur la manière dont pourrait être mise sur pied l’égalité des salaires entre hommes et femmes en Suisse.

Cela fait maintenant 30 ans que le peuple suisse a fixé dans la constitution l’égalité salariale hommes-femmes. Une loi existe depuis 17 ans, relèvent les femmes de l’USS. Pour celles-ci, le temps de la négociation a vécu, place aux contrôles et aux sanctions.

Des forces pour Mme Sommaruga

Histoire de montrer que la conseillère fédérale s’attaque à un gros défi, les femmes syndicalistes lui ont remis une méga-barre énergétique afin de lui donner des forces, précisent-elles dans leur communiqué. L’égalité salariale a constitué le plat de résistance de ce 12e congrès qui se termine samedi.

A cette occasion, les femmes de l’USS doivent également se pencher sur diverses résolutions ainsi que sur des thèmes tels que la prévoyance vieillesse ou les politiques d’économies. A ce titre, elles déclarent «nous ne paierons pas votre crise».

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.