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La situation sécuritaire en Suisse est «très stable»

Suite aux révélations de l'affaire Snowden, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a placé la sécurité de l'information au centre de son rapport 2014.

La confiance, c'est bien, le contrôle, c'est mieux», a dit Ueli Maurer en faisant référence à l'affaire Snowden.
La confiance, c'est bien, le contrôle, c'est mieux», a dit Ueli Maurer en faisant référence à l'affaire Snowden.
Keystone

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) estime que la situation sécuritaire en Suisse est «calme et très stable». Suite aux révélations de l'affaire Snowden, le SRC a placé la sécurité de l'information au centre de son rapport 2014. La Suisse continue en effet d'être la cible d'activités prohibées de services de renseignements, selon lui.

La Suisse entretient de bonnes relations avec quasiment tous les Etats du monde, écrit le conseiller fédéral Ueli Maurer en introduction du rapport présenté lundi. «L'année dernière a toutefois confirmé le vieil adage que les Etats n'ont en définitive que des intérêts, pas d'amis. La confiance, c'est bien, le contrôle, c'est mieux», ajoute-t-il en faisant justement référence à l'affaire Snowden.

«Grâce à la surveillance des communications et à l'infiltration active des systèmes informatiques, les Etats, par le biais de leurs services de renseignements, acquièrent des informations confidentielles à large échelle», écrit notamment le SRC.

Attaques très discrètes

Aujourd'hui, les cyber-attaques peuvent être lancées depuis n'importe où. Au moyen de programmes, on peut falsifier des informations ou carrément saboter des infrastructures. Il peut être très difficile de découvrir d'où viennent ces attaques, indique le SRC.

En Suisse aussi, des services de renseignements interdits sont actifs, de plus en plus au moyen de l'espionnage informatique. L'attention se porte naturellement sur les Etats à la pointe dans ce domaine, et notamment les Etats-Unis, relève le SRC, dont «l'étroite collaboration supposée avec des entreprises actives dans le domaine des technologies de pointe donne une toute nouvelle dimension à cette problématique».

Le Service de renseignements de la Confédération n'a pas que les Etats-Unis dans son viseur. Se pose cependant la question de savoir comment ces pays jouent de leur hégémonie dans le domaine. Le SRC avance deux possibilités: l'abus de pouvoir ou la coopération internationale. «Il revient à la communauté internationale de poser cette question et d'y répondre, par exemple au moyen d'accords internationaux.»

La Suisse est justement active à ce sujet. Mais Ueli Maurer n'accorde que peu de chances à cette option. «Aucun pays ne se laissera priver du moyen de préserver ses intérêts et d'intervenir dans les intérêts d'autres pays.»

Terrorisme «fait maison»

Mais le danger ne vient pas uniquement du monde virtuel, prévient le SRC. Le terrorisme menace les Suisses à l'étranger, la Suisse elle-même ou ses infrastructures. Le Service de renseignement met en garde contre les enlèvements, les attentats et les jihadistes.

Le risque d'un terrorisme «fait maison» existe. Le SRC veut ici parler d'actes de violence commis par un groupe ou une personne qui est née, a grandi et habite en Suisse. Bien qu'aucun cas n'ait été constaté jusqu'ici, «le danger d'une radicalisation au sein d'un groupe situé en marge de la population musulmane est possible».

Il en faut toutefois beaucoup pour qu'un individu en arrive là. La critique de l'islam pourrait constituer «un motif de violence potentiel». «Les déclarations ou décisions politiques qui portent atteinte, objectivement ou subjectivement, à l'islam en Suisse, peuvent être interprétées par les jihadistes comme signe d'hostilité à l'encontre des musulmans.»

(ats)

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