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La Suisse veut rejoindre une nouvelle banque asiatique

Créée par Pékin, la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB) doit financer des travaux d'infrastructures en Asie.

La Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB) a été initiée par Péki à la fin 2014
La Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB) a été initiée par Péki à la fin 2014
Reuters

La Suisse et le Luxembourg veulent rejoindre la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB) initiée par Pékin, a indiqué samedi dans un communiqué le ministère des Finances chinois, après le ralliement de plusieurs autres pays européens.

Emboîtant le pas au Royaume-Uni, Paris, Berlin et Rome ont annoncé de concert mardi leur intention de devenir «des membres fondateurs potentiels» de l'AIIB, dont l'objectif sera de financer des travaux d'infrastructures en Asie.

Feu vert d'ici la fin du mois

Le projet, dévoilé en octobre par la Chine, se heurte aux réticences des Etats-Unis qui redoutent la concurrence portée à la Banque mondiale -- une des deux institutions de Bretton Woods (avec le FMI) basée à Washington -- ainsi qu'à la Banque asiatique de développement (BAD), dominée par les Etats-Unis et le Japon. Les Américains craignent également que les standards de gouvernance soient insuffisants en matière sociale ou écologique.

Selon le ministère chinois des Finances, la Suisse deviendra officiellement un membre fondateur de l'AIIB si cette candidature est approuvée par les autres membres, ce qui pourrait intervenir d'ici la fin du mois.

Déjà 27 membres fondateurs

Pékin a précisé dans un communiqué séparé que le Luxembourg avait également manifesté sa volonté de rejoindre la nouvelle institution bancaire asiatique.

Le ministre des Finances chinois Lou Jiwei a relevé vendredi que l'AIIB comptait 27 membres fondateurs potentiels, selon l'agence officielle de presse Xinhua. La date limite pour présenter sa candidature est fixée au 31 mars et la banque devrait être mise en place d'ici la fin de l'année avec un capital initial de 50 milliards de dollars.

Une OCDE conciliante

En visite vendredi à Pékin, Angel Gurria, secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), s'est voulu conciliant.

«Le fait que certains pays européens s'associent désormais à ce projet me convainc encore davantage que (l'AIIB) sera dirigée de façon très professionnelle et transparente», avait-il déclaré, lors d'une conférence de presse.

(AFP)

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