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Le Noël des artistes vaudoisNi sapin ni réveillon pour le solitaire Ramuz

Reclus dans son appartement parisien, l’écrivain travaille sans relâche. Premier épisode de notre série.

Dans son logis parisien, l’écrivain vit «une vie régulière». Même les Fêtes ne perturbent pas son rythme de travail.
Dans son logis parisien, l’écrivain vit «une vie régulière». Même les Fêtes ne perturbent pas son rythme de travail.
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Charles Ferdinand Ramuz s’est couché de bonne heure, ce 24 décembre 1909. Dans son logis de Montrouge en région parisienne – «un petit sixième de deux pièces bon marché, mais claires et tranquilles, avec cuisine» –, rien n’évoque les fêtes de fin d’année: ni sapin ni bougies, bref «pas l’ombre d’un réveillon». Solitaire, l’auteur passe le plus clair de ses journées assis à sa grande table, occupé à la rédaction de la «Vie de Samuel Belet», de quelques articles pour des journaux «de chez nous» ou d’un hommage à l’écrivain Charles-Louis Philippe, «mort sans avoir donné sa mesure», à quatre jours de Noël.

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