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Occupation de la ZAD du Mormont«Nous n’avons jamais dit que nous étions non violents»

Les militants qui ont fait de la colline vaudoise la première «zone à défendre de Suisse» nuancent leur appel au sabotage. Mais musclent tout de même le discours.

Une sorte de malaise assez perceptible au Mormont. Tous les zadistes ne sont visiblement pas alignés avec la série de «posts» diffusés cette semaine sur Instagram et retirés depuis.
Une sorte de malaise assez perceptible au Mormont. Tous les zadistes ne sont visiblement pas alignés avec la série de «posts» diffusés cette semaine sur Instagram et retirés depuis.
Florian Cella

On n’avait pas compris que le «non» à l’initiative «Pour des multinationales responsables» avait provoqué une telle secousse au sommet du Mormont, un peu à l’image des mines qui explosent deux fois par semaine sur le front de taille de la carrière d’Holcim. À deux pas, sur un autre front, celui tenu par les occupants de la colline, c’est toujours le choc.

«Il y a urgence. La violence, c’est eux qui la font. Ici ou dans leurs bureaux de Zoug. Tout ce qu’on peut faire ne sera qu’un morceau de sucre dans un réservoir d’essence comparé à cet écocide», lance un militant, emmitouflé dans plusieurs leggings, le visage masqué par un linge de bain. Tous restent évidemment anonymes.

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