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VaudNouvelle étape-clé pour le projet de parc naturel du Jorat

Le classement de la zone centrale du parc est désormais mis à l’enquête publique en vue de sa labellisation de «Parc d’importance nationale».

Des personnes marchant dans les bois du Jorat (archives).
Des personnes marchant dans les bois du Jorat (archives).
KEYSTONE

Le projet de parc naturel du Jorat (VD) entame une nouvelle étape en vue de sa labellisation au titre de «Parc d’importance nationale». Après l’adoption par le Conseil communal de Lausanne de la charte du parc en début d’année, le classement de sa zone centrale, situé dans la forêt du Jorat, sur les hauts de la ville, est désormais mis à l’enquête publique.

Ouverte par le Département de l’environnement et de la sécurité (DES), elle court jusqu’au 29 juin. Elle porte sur le classement en secteur de protection de la nature et du paysage de 444 hectares de forêts, propriété de la Ville de Lausanne et entièrement situés sur son territoire, a indiqué vendredi la Ville.

À noter que les autres communes voisines des bois du Jorat avaient, elles, toutes refusé que le parc s’étende sur leur territoire.

Près de 40 km de sentier

Un plan précisant les voies et chemins que le public pourra continuer à emprunter, accompagné d’un règlement, constitue les éléments principaux du dossier, expliquent les autorités lausannoises. Le projet propose de conserver l’intégralité du réseau actuel de voies et chemins officiels, soit un linéaire de 37,1 km ouvert au public.

Mais la marche en dehors des chemins signalés serait interdite dans la zone centrale du parc. Elle restera néanmoins autorisée dans la zone de transition, qui sert de tampon entre la zone centrale et le reste de la forêt. L’équitation, le VTT ou le ski de fond resteraient aussi permis en zone centrale, mais uniquement sur les parcours balisés. Les chiens devraient être tenus en laisse et l’exploitation du bois serait interdite.

Après la mise à l’enquête, le canton de Vaud transmettra le dossier à la Confédération en vue de l’octroi du label «Parc d’importance nationale» pour une entrée en force au 1er janvier 2021.

Question coût, le budget annuel de ce parc se monte à 740’000 francs, dont la moitié serait financée par la Confédération. Le canton assurerait 19% du coût, tandis qu’une association de communes – qui doit encore voir le jour – prendrait 22%. Le solde, soit 9%, serait financé par des tiers et des recettes d’exploitation.

ATS/NXP