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Des cadavres à la pelle
Nyon au cœur de l’intrigue d’un film très noir

Marc Décosterd, à gauche, joue l’un des rôles principaux, avec Renaud Berger, ici devant le château de Nyon.
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Avec Marc Décosterd, Nyon n’a plus rien de la «cité du bon accueil». Dans son dernier long métrage, le réalisateur place sa ville au centre d’une histoire sanglante, qui commence par une attaque terroriste sur une terrasse. Après plus de deux heures, un monument historique est soufflé par une bombe. «Je suis très attaché à Nyon, rassure celui qui joue aussi l’un des rôles principaux. J’aime raconter des histoires d’ici et les faire déraper dans un décor connu.»

Le public pourra découvrir le polar, répondant au titre de «Vasectomia», samedi soir sur la chaîne NRTV (visible sur les bouquets Net+ et Swisscom TV) qui organise une soirée spéciale. Il suivra la dérive de deux copains d’enfance embarqués dans un road-trip violent semé de cadavres. Baigné dans son enfance dans les films des années 1970 avec Clint Eastwood, Marc Décosterd livre un long métrage où on retrouve l’influence notamment de Quentin Tarantino. L’absurdité et l’humour forcément noir apportent une touche de légèreté bienvenue à l’ambiance ténébreuse dans laquelle est plongé le spectateur.

«C’est la violence qui prend ses origines dans un événement destructeur que j’ai cherché à questionner.»

Marc Décosterd, réalisateur

«Le film est né à Paris, où je me trouvais le soir de l’attaque contre le Bataclan, explique Marc Décosterd. À l’abri dans un café et dans les heures qui ont suivi, j’ai senti monter en moi des sentiments de violence. C’est le rapport à cette violence qui prend ses origines dans un événement destructeur que j’ai cherché à questionner.»

Le tournage à Nyon avait suscité quelques réactions étonnées de la population, notamment pour la scène de la fusillade devant le temple. «Nous avions averti la police de toutes nos interventions, se souvient Marc Décosterd. Nous en avions oublié une, celle où nous déposions un cadavre devant l’hôpital. Un automobiliste a alors appelé le 117. Avant de partir sirènes hurlantes, les policiers ont eu le bon réflexe de m’appeler.»

Après sa soirée de sortie, le film prendra la route des festivals de cinéma indépendant, où les premiers longs métrages de Marc Décosterd ont reçu une bonne critique.

«Vasectomia», de Marc Décosterd, sur NRTV samedi à 22 h 30.

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