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Concours internationalNyon voit la vie en rose

Le premier concours international de la ville a livré son palmarès parmi les 88 variétés créées pour l’occasion.

La Fedolca créée par une obtentrice espagnole a gagné la Coupe du parfum. Trois nez professionnels issus du monde de la parfumerie, ont décrit son parfum ainsi: rosé floral, poudre de bébé, ambré, musqué, parfum de litchis, capiteux. La rose a par contre souffert des épisodes pluvieux des dernières semaines. Cet hybride de thé (sorte de rosiers à grandes fleurs qu’on utilise pour les roses coupées) a attrapé la maladie des taches noires qui a passablement nui à son aspect visuel.
La Fedolca créée par une obtentrice espagnole a gagné la Coupe du parfum. Trois nez professionnels issus du monde de la parfumerie, ont décrit son parfum ainsi: rosé floral, poudre de bébé, ambré, musqué, parfum de litchis, capiteux. La rose a par contre souffert des épisodes pluvieux des dernières semaines. Cet hybride de thé (sorte de rosiers à grandes fleurs qu’on utilise pour les roses coupées) a attrapé la maladie des taches noires qui a passablement nui à son aspect visuel.
Chantal Dervey

C’est un événement dans le milieu. Le premier Concours international de la rose nouvelle de Nyon a livré son palmarès. Si le public n’a pas encore pu découvrir, à cause du coronavirus, les 88 variétés créées par 27 obtenteurs amateurs et professionnels de 13 pays, des spécialistes français et belges ont participé jeudi matin à l’annonce des prix, à la roseraie du Service des espaces verts de la Ville. «Ce nouveau rendez-vous est important pour la Fédération mondiale des sociétés de roses, insiste sa présidente bruxelloise, Henrianne de Briey. Une rose qui est belle en Suisse, au cœur de l’Europe, a de bonne chance de l’être aussi ailleurs sur l’ensemble du continent.»

Une année après avoir été plantés et cajolés par les jardiniers de la Ville, les rosiers sont d’une grande qualité, selon les spécialistes. Le nombre élevé de médailles (20) en témoigne. Une rose d’or a en plus été distribuée à une création d’un des plus grands obtenteurs allemands. Les juges, qui ont jugé sa végétation, son aspect floral, sa résistance aux maladies et son parfum, lui ont attribué 84 points sur 100. Un résultat exceptionnel sachant que son absence totale de parfum l’a privée de 10 points sur 10 possibles. Cette fleur est promise à un bel avenir commercial. Elle pourrait arriver sur le marché au plus tôt en octobre, probablement d’ici à l’été 2021.

Le prix de la recherche

«Les concours sont des rendez-vous essentiels pour les obtenteurs», explique Matthias Meilland, sixième génération à la tête de l’entreprise familiale qui porte son nom. Celle-ci, l’un des principaux acteurs sur le marché français, investit 1,2 million d’euros par année dans la recherche de nouvelles variétés. La reconnaissance d’un concours comme celui de Nyon peut participer au succès commercial. Ce sera peut-être le cas de la Zepeti de Meilland, une rose miniature d’un beau rouge, qui a reçu une médaille d’or. Gérald Meylan, le commissaire du concours, encense cette nouveauté: «Elle s’inscrit dans la tendance d’aujourd’hui. Elle fleurit durant toute la saison, elle est résistante et elle convient pour être plantée en pot.»

La Chinook Sunrise est passée très proche de décrocher la rose d’or. Elle a obtenu 82 points sur 100, échouant à 2 petits points de la première marche du podium. Elle a été créée dans une station de recherche canadienne à Lincoln en Ontario, à quelques kilomètres des chutes du Niagara. Sa fleur a la particularité d’avoir une couleur évolutive. Quand elle éclôt, elle a une teinte orange assez vive, puis elle blanchit avec le temps. Cette spécificité est rare et donc très recherchée.
La Chinook Sunrise est passée très proche de décrocher la rose d’or. Elle a obtenu 82 points sur 100, échouant à 2 petits points de la première marche du podium. Elle a été créée dans une station de recherche canadienne à Lincoln en Ontario, à quelques kilomètres des chutes du Niagara. Sa fleur a la particularité d’avoir une couleur évolutive. Quand elle éclôt, elle a une teinte orange assez vive, puis elle blanchit avec le temps. Cette spécificité est rare et donc très recherchée.
Chantal Dervey
Ce rosier «Für Elise» a été décoré d’une médaille d’argent dans la catégorie des roses à fleurs multiples. Gérald Meylan reconnaît la beauté des fleurs, qui pourraient constituer un parfait bouquet pour un mariage. Par contre, le commissaire du concours nyonnais est plus sévère sur l’allure générale de l’arbuste. «Il manque d’homogénéité. Il y a deux étages de floraison.» Créée par le même obtenteur allemand que la rose d’or, cette variété a aussi un même défaut: son manque de parfum.
Ce rosier «Für Elise» a été décoré d’une médaille d’argent dans la catégorie des roses à fleurs multiples. Gérald Meylan reconnaît la beauté des fleurs, qui pourraient constituer un parfait bouquet pour un mariage. Par contre, le commissaire du concours nyonnais est plus sévère sur l’allure générale de l’arbuste. «Il manque d’homogénéité. Il y a deux étages de floraison.» Créée par le même obtenteur allemand que la rose d’or, cette variété a aussi un même défaut: son manque de parfum.
Chantal Dervey
La «Sternenhimmel» («ciel étoilé en français») a remporté la Rose d’or de Nyon. Ce rosier, concourant dans la catégorie miniature, a été encensé par les juges pour son très grand nombre de fleurs et son feuillage dense et sain signe d’une excellente résistance aux maladies. «Son seul défaut est son absence de parfum, explique Gérald Meylan, commissaire du concours. Elle n’a reçu aucun point pour cela sur un total possible de 10. Malgré cela, sa note finale est de 84 sur 100.»
La «Sternenhimmel» («ciel étoilé en français») a remporté la Rose d’or de Nyon. Ce rosier, concourant dans la catégorie miniature, a été encensé par les juges pour son très grand nombre de fleurs et son feuillage dense et sain signe d’une excellente résistance aux maladies. «Son seul défaut est son absence de parfum, explique Gérald Meylan, commissaire du concours. Elle n’a reçu aucun point pour cela sur un total possible de 10. Malgré cela, sa note finale est de 84 sur 100.»
Chantal Dervey
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La roseraie nyonnaise démonte en tout cas une croyance populaire. La rose n’est pas si fragile. Si quelques plants sont mal en point, abîmés par les fortes pluies des dernières semaines, la plupart sont en pleine santé. Le travail des obtenteurs, ces dernières décennies, a porté ses fruits, puisqu’ils se sont beaucoup concentrés à la résistance des fleurs. Il est désormais possible de faire pousser de beaux rosiers sans aucun traitement chimique. Pour preuve, le concours vaudois est le premier du monde à les avoir bannis complètement. «Dans ce cadre-là, le Service des espaces verts de Nyon a fait un travail exceptionnel», note Henrianne de Briey.

Les jardiniers de la Ville ont encore du pain sur la planche. À côté de leurs serres, 90 nouvelles variétés ont été plantées. Elles seront en lice pour la deuxième édition, en juin 2021. L’association Les Amis de la rose de Nyon, organisatrice de la manifestation, annonce la présence de deux roses venues de Chine, le pays d’origine de la reine des fleurs. Une rareté dans les concours internationaux.

Avant cela, le public pourra découvrir la roseraie lors de deux week-ends portes ouvertes qui devraient avoir lieu en juillet et en août.