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Krokus se livre en live«On avait juste besoin d’un bar et d’une pompe à essence»

Pionnier suisse du hard rock à franges, star mondiale des eighties métalliques, Krokus sort un ultime disque live comme un baroud d’honneur dans une tournée d’adieu contrariée

Krokus en 2020. Les motifs léopard et les t-shirts sans manche passent, les cheveux longs et l’attitude restent. Chris von Rohr est deuxième à gauche, à côté du chanteur Marc Storace.
Krokus en 2020. Les motifs léopard et les t-shirts sans manche passent, les cheveux longs et l’attitude restent. Chris von Rohr est deuxième à gauche, à côté du chanteur Marc Storace.
DR

«C’était un cirque. Après quelques mois de tournée, nous étions des animaux dans leur roulotte que l’on sortait le soir sur la piste. C’était malade, vraiment. Nommez moi une ville américaine: on y a joué. Il fallait seulement qu’il y ait un bar et une pompe à essence.» Chris von Rohr est un bon client. Un «darling pour journalistes», comme il le dit lui-même, quand bien même on lui rappelle l’anecdote d’un collègue ayant vu son enregistreur fracassé contre le mur lors d’une interview de Krokus dont von Rohr est le fondateur, bassiste et raconteur en chef –et qui, donc, joua absolument partout au temps glorieux et analogiques d’une Amérique du Nord sapée en spandex et bardée de heavy metal. «Oh mais ce journaliste était un copain. Il insistait. «Un vrai rock’n roller doit casser quelque chose, les Suisses sont trop gentils!» Alors j’ai cassé son appareil, il était un peu maso. Il ne pensait pas qu’on pouvait être des bad boys!»

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