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Coronavirus et prostitution«On nous maintient au cachot depuis plus de deux mois!»

Autorisé dans la moitié des cantons romands, le sexe tarifé reste illicite à Genève, Neuchâtel et dans le Jura. Une agence d’escortes de la Cité de Calvin plaide pour une égalité de traitement.

Dans le canton de Vaud, les travailleuses du sexe ont pu reprendre leur activité sans interruption depuis la fin de la première vague, début juin. Fribourg et le Valais l’ont interdite courant novembre, avant de donner leur feu vert mi-décembre.
Dans le canton de Vaud, les travailleuses du sexe ont pu reprendre leur activité sans interruption depuis la fin de la première vague, début juin. Fribourg et le Valais l’ont interdite courant novembre, avant de donner leur feu vert mi-décembre.
Chantal Dervey/Archives

Jusqu’à la mi-décembre, Vaud était le seul canton romand à ne pas avoir interdit l’exercice de la prostitution, malgré la deuxième vague de Covid. Depuis, Fribourg et le Valais ont permis aux travailleuses du sexe de reprendre leurs activités. Mais dans l’autre moitié de la Suisse romande, le secteur est à l’arrêt depuis que les cantons ont mis en œuvre leurs propres mesures pour lutter contre le coronavirus, entre fin octobre et début novembre.

«Vaud n’a pas battu des records d’infections, et ce malgré le fait que des filles des cantons voisins sont venues y travailler: cela montre bien que nous ne sommes pas un vecteur significatif de transmission du virus!» s’exclame Leyla Castaldi, responsable de l’agence d’escortes Élégance Genève. Et de fustiger les gouvernements cantonaux récalcitrants, qui «ont complètement laissé aux oubliettes» les services de prostitution. «Nous sommes maintenus au cachot comme des pestiférées depuis plus de deux mois, c’est profondément injuste.»

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