AboOpéra de LausanneChez Offenbach, enfer et paradis filent le tournis
Dans «Orphée aux enfers», Olivier Py s’amuse à nous embarquer dans un voyage temporel aux multiples couches.

Quel pot de colle, cet Orphée! Dans «Orphée aux enfers», relu par Olivier Py, à l’affiche de l’Opéra de Lausanne, le héros de l’opéra-féerie de Jacques Offenbach est un parfait antihéros, artiste surfait, chevelure à la Claude François, les bras couverts de tatouages pour faire moderne. Incarné par Samy Camps, bouillonnant ténor dont on aurait goûté davantage d’airs, il est plus souvent affublé de son seau de glu que de son violon: il l’utilise pour piéger Eurydice, pour coller des affiches de recherche de sa défunte épouse et pour réparer son violon détruit lors d’une crise de sa femme.


















