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Crédit d’infrastructuresPayerne attendra pour s’offrir un chauffage à distance

La Ville pourra lancer des travaux de canalisations, mais devra affiner son projet de chauffage, a décidé le Conseil communal.

Jugé pas assez avancé, le projet de chauffage à distance imaginé par la Municipalité dans le cadre de travaux d’infrastructures a été retoqué par le Conseil communal.
Jugé pas assez avancé, le projet de chauffage à distance imaginé par la Municipalité dans le cadre de travaux d’infrastructures a été retoqué par le Conseil communal.
FLORIAN CELLA

«On nous demande d’enterrer des conduites pour 2,6 millions de francs pour un chauffage à distance, sans savoir comment l’énergie sera produite et financée à un bout, ni qui se raccorderait à l’autre. Sur le fond, je suis d’accord qu’en 2020, un tel système est indispensable, mais la forme n’est pas convaincante». Conseiller communal PLR, Yves Diserens s’est rangé derrière les arguments de la Commission des finances (Cofin), jeudi à Payerne, au sujet d’un important crédit d’infrastructures de 8,48 millions de francs. Dans la foulée, le Législatif a largement suivi cet avis et limité la dépense autorisée à 5,86 millions.

L’idée de la Municipalité était de faire d’une pierre trois coups. Soit mettre en séparatif l’avenue Jomini et la route de Grandcour sous peine de lourdes pénalités lors de la mise en eau de la future STEP régionale et profiter du chantier pour remplacer les conduites d’eau claire. Et dans l’autre sens, l’énergie renouvelable produite par la STEP aurait été utilisée pour un système de chauffage pouvant, à terme, alimenter quelque 520 bâtiments du secteur nord-est de la ville (pour 22 millions estimés au total).

Importance de l’armée

Entre les bâtiments communaux (écoles, centre sportif) et ceux d’Armasuisse (casernes, arsenal), les gros consommateurs nécessaires à l’équilibre financier du dossier auraient été réunis. Sauf que tous les accords n’étaient pas signés. «La décision d’Armasuisse de se raccorder revêt une telle importance qu’il est apparu au fil des discussions que les négociations n’étaient que bien trop peu concrétisées pour lancer ce projet de grande envergure», notait Pierre-Alain Pantet (UDC) pour la Cofin.

Relevant que le projet «n’est pas assez avancé et arrive trop tôt», la commission technique proposait toutefois de maintenir l’investissement, «pour autant qu’Armasuisse adhère au projet d’ici à la fin 2020». Une position soutenue par le municipal André Jomini, qui reconnaissait que «sans l’armée, on ne pourra pas se payer ce chauffage à distance seuls».

«Sur le fond, je suis d’accord qu’en 2020, un tel système est indispensable, mais la forme n’est pas convaincante»

Yves Diserens, conseiller communal PLR

La question du financement par le biais d’un leasing opérationnel n’étant également pas encore clairement définie, le Conseil a décidé de suivre la Cofin. La Municipalité devant de toute manière travailler encore la requalification de la route dans le cadre de ce chantier, elle pourra peut-être y joindre le chauffage à distance.