Passer au contenu principal

Crédit immobilierPayerne transformera son ancienne garderie en logements

Malgré des avis négatifs, le Conseil communal a débloqué un crédit additionnel de 460’000 francs à la suite de l’arrêt du projet de maison de naissance.

Les travaux d’aménagement de la maison de naissance à la rue de la Boverie venaient de débuter quand le projet a été arrêté, contraignant la commune de Payerne à revoir ses plans.
Les travaux d’aménagement de la maison de naissance à la rue de la Boverie venaient de débuter quand le projet a été arrêté, contraignant la commune de Payerne à revoir ses plans.
SÉBASTIEN GALLIKER

«Je suis convaincu que l’on peut faire bien mieux avec 900’000 francs si l’on veut offrir des surfaces locatives à des prix attractifs. Si, en 2019, la stratégie était de garder un objet immobilier pour accueillir une nouvelle structure de naissance à Payerne, je peux suivre. Mais, fin 2020, venir nous proposer de devenir promoteur immobilier, je ne suis pas.» Conseiller communal PLR, Nicola Donadello s’est élevé, jeudi, contre le crédit de 460’000 francs sollicité par la Municipalité de Payerne pour rénover deux appartements de l’ancienne garderie, sise à la rue de la Boverie.

«La maison de naissance supportait certes ses propres frais d’investissement, mais nous obligeait à rénover l’enveloppe qui allait l’abriter.»

Nicola Donadello, conseiller communal PLR

Début 2019, le Législatif avait déjà accordé un crédit de 440’000 francs concernant cette bâtisse. L’ancienne garderie La Courte Échelle devait devenir la maison de naissance Ô Nénuphars. «La maison de naissance supportait certes ses propres frais d’investissement, mais nous obligeait à rénover l’enveloppe qui allait l’abriter», lâchait encore l’élu, regrettant que le Législatif se soit fait forcer la main. Car si les promotrices de l’endroit ont finalement pu boucler leur investissement, un changement de stratégie de la santé vaudoise les a contraintes à abandonner le site imaginé courant 2020.

Réfection totale

Municipal chargé du dossier, Julien Mora (PLR) a rappelé que le préavis initial parlait déjà d’une possible réaffectation en logements, mais a admis une erreur concernant l’appartement du deuxième étage. Il était alors mentionné que celui-ci avait fait l’objet d’une rénovation en 2008 et ne nécessiterait pas de travaux. Comme la locataire a résilié son bail depuis lors, la Commune a jugé opportun de tout refaire à neuf, y compris la toiture. «À l’époque, seuls les sanitaires avaient été entretenus. Le logement ne serait pas louable en l’état. Il n’a même pas de cuisine», a justifié l’édile.

Des arguments qui ont convaincu une nette majorité des élus, même si une petite dizaine a voté contre le projet et une part similaire s’est abstenue. «De manière générale, il serait souhaitable que la Municipalité communique mieux les objectifs à venir et leur degré d’urgence de l’ensemble du parc immobilier», avait demandé auparavant la commission d’étude sur ce dossier.

1 commentaire
    Philou88

    Les gauchistes ne sont pas capable de devenir investisseur immobilier

    , ils veulent juste être logés gratuitement.