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Portrait de Mireille DucretPédagogue, l’agricultrice veut lier champs et cité

La nouvelle présidente des Paysannes vaudoises veut dépoussiérer la tradition, sans la renier.

Mireille Ducret pose dans le champ de blé qui relie la ferme où elle a grandi et celle où elle vit.
Mireille Ducret pose dans le champ de blé qui relie la ferme où elle a grandi et celle où elle vit.
Olivier Vogelsang

On a un bien joli canton, disait Gilles. Ce n’est pas Mireille Ducret qui contredira le poète. La nouvelle présidente de l’Association des paysannes vaudoises (APV), élue par correspondance le 26 avril, voit la Venoge depuis sa ferme de Renges, petit hameau d’Écublens. Et elle avoue: «Je m’émerveille de choses que je ne voyais plus.» Il faut dire qu’elle les voit depuis longtemps, ces «choses». L’ancienne institutrice vit à 150 mètres de la maison où elle a grandi avec sa sœur cadette, dans la ferme de ses parents maraîchers dont elle a repris les terres. «Gymnasienne à Lausanne, je voulais me sortir de la campagne. J’étais tournée vers la ville, son Festival de la Cité…» On l’imagine déterminée, sur son Ciao bleu, tourner le dos aux champs dont elle vend aujourd’hui les produits dans son marché à la ferme. Elle sourit. Mireille Ducret n’est pas le genre à regretter.

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