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Trois trucs à savoir sur… «Peninsula», la suite

Après «Dernier train pour Busan», les zombies de Yeon Sang-ho gardent du mordant.

Même le Festival de Cannes a le virus

Il y a quatre ans, «Dernier train pour Busan» séduisait le Festival de Cannes, le réalisateur sud-coréen Yeon Sang-ho sublimant le film de genre par sa patte auteuriste. George Romero en avait déjà eu les honneurs, Jim Jarmusch à son tour se laissera mordre en 2019 avec «The Dead don’t Die». Bref, le zombie se style.

Yeon Sang-ho, maître mort-vivant

Révélé par l’excellent «Dernier train pour Busan», le Coréen Yeon Sang-ho a disposé d’un plus gros budget et froisse donc de la tôle avec une jubilation perceptible. Citant à gogo «Mad Max» et autre «Le Jour des morts-vivants», l’auteur se laisse sans doute emporter par son enthousiasme. Un peu de rumination philosophique sur le bien commun opposé au salut individuel, un hold-up de 20 millions de dollars dans un camion entouré de mutants: seule la lumineuse maestria des chorégraphies pardonne la minceur du scénario.

Les zombies, un fonds de commerce

Les Français viennent d’imaginer une déclinaison originale du zombie dans «Révolution», série Netflix, où les morts-vivants menacent le Siècle des Lumières en 1789. Beaucoup de têtes à guillotiner aussi dans le final de «The Walking Dead», ainsi que son 2e spin-off, «World Beyond». Sûr que le triomphe de «Peninsula», déjà confirmé en Asie, inspirera un 3e volet. C. LE

Film de zombies (Corée, 116’). Cote: **