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AnniversaireAlain Delon, 80 ans: la gloire, le mythe et les tourments

Acteur franco-suisse à la filmographie exceptionnelle et à la vie privée tourmentée, Alain Delon fête ses 80 ans ce dimanche.

Ici, Alain Delon à l'occasion du 66e festival de Cannes, en 2013.
Ici, Alain Delon à l'occasion du 66e festival de Cannes, en 2013.
Keystone
Ici, Alain Delon à l'occasion du 66e festival de Cannes, en 2013.
Ici, Alain Delon à l'occasion du 66e festival de Cannes, en 2013.
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Dans les environs de Lugano, en 1959, avec l'actrice autrichienne Romy Schneider à gauche, et la mère de cette dernière à droite, Magda Schneider, le jour de leurs fiançailles.
Dans les environs de Lugano, en 1959, avec l'actrice autrichienne Romy Schneider à gauche, et la mère de cette dernière à droite, Magda Schneider, le jour de leurs fiançailles.
Keystone
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Un charisme rare et une beauté insolente. Voici comment est souvent qualifié l'acteur franco-suisse Alain Delon, qui fête ses 80 ans ce dimanche 8 novembre.

«J'ai été programmé pour le succès, pas pour le bonheur. Ça ne va pas ensemble», confesse la star qui a joué dans quelque 90 films, dont plusieurs classiques, sous la direction de réalisateurs prestigieux (Melville, Visconti, Antonioni, Losey, Godard, Malle...).

Homme d'affaires et collectionneur d'art

Egalement producteur d'une trentaine de longs métrages, homme d'affaires et collectionneur d'art, l'acteur magnétique, à l'arrogante séduction, se dit lassé d'une célébrité qui lui a interdit de vivre comme tout le monde.

Le temps a creusé les rides et blanchi les cheveux de ce fauve solitaire, parlant parfois de lui à la troisième personne, qui a aimé la gloire avant qu'elle ne l’écœure.

Gâté par la fortune, il l'a aussi été par les femmes: «C'est en elles, dans le regard de ma première femme, Nathalie, jusqu'à Romy (Schneider), Mireille (Darc) ou la mère de mes enfants (Rosalie van Breemen) que je puisais ma motivation pour être ce que j'étais, pour faire ce que je devais faire».

Jean-Marie Le Pen, un ami

Indifférent aux controverses altérant son image, cet homme de droite n'a jamais caché ses liens avec l'ex-chef de file historique de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, «un ami depuis cinquante ans». Récemment, l'ex-président du Front national a relayé sur son compte Twitter une photo où les deux hommes s'affichent ensemble, hilares.

Né le 8 novembre 1935 à Sceaux, près de Paris, Alain Delon connaît une enfance instable après le divorce de ses parents, suivie de quatre ans de guerre d'Indochine dans les fusiliers marins.

En 1957, il débute dans «Quand la femme s'en mêle», d'Yves Allégret. Son physique, «gueule d'ange» et yeux bleus, retient l'attention. Il devient vite l'interprète des plus grands: René Clément, dans «Plein soleil» (bande-annonce ci-dessous) et «Les félins», et surtout l'Italien Luchino Visconti qui sera le vrai pygmalion du jeune acteur.

«Rocco et ses frères» et «Le Guépard» sont deux des plus beaux fleurons de sa carrière.

En Italie, il tournera aussi «L'Eclipse» de Michelangelo Antonioni, avant de réussir de mémorables compositions pour Jean-Pierre Melville dans «Le Cercle rouge» et «Le Samouraï», qui contribuera à forger l'image d'un homme solitaire, secret et pugnace.

Au théâtre, on le voit dans «Dommage qu'elle soit une putain», mis en scène par Visconti. Sa partenaire s'appelle Romy Schneider: c'est le début d'une longue liaison avec la jeune actrice. Visionnez l'interview de l'époque avant qu'ils ne montent sur les planches ici.

Avec «L'Assassinat de Trotsky» et «Monsieur Klein», de Joseph Losey, Delon trouve des rôles qui «cassent» son image de séducteur.

Excepté un passage à Hollywood («Soleil rouge» de Terence Young), il ne tournera plus qu'en France et en Italie.

Avec «Borsalino», de Jacques Deray, il connaît en 1974 un des plus gros triomphes avec l'autre icône du cinéma français, Jean-Paul Belmondo.

La liste de ses succès est longue: «Les Granges brûlées», «Le Gitan», «Parole de flic»... Dans «Notre histoire» (1984), de Bertrand Blier, il joue à contre-emploi le rôle d'un garagiste alcoolique pour lequel il obtient un César.

Alain Delon, qui n'a jamais reçu le grand prix d'interprétation à Cannes, diversifie ses activités.

Réalisateur aussi

Réalisateur, il met en scène «Pour la peau d'un flic» (1980) et «Le Battant» (1983). Homme d'affaires, il lance un parfum à son nom et commercialise sa «griffe», surtout au Japon.

Amateur d'art, il collectionne les bronzes animaliers de Bugatti, les grands crus, les montres, les armes.

Nostalgique d'un âge d'or du cinéma, celui des années 60, il voit sa carrière décliner dans les années 1980 et annonce y mettre un terme en 1999.

On le verra toutefois dans deux mini-séries télévisées et sur scène, en 2007, pour jouer «Sur la route de Madison» au côté de Mireille Darc. Son ex-compagne, restée l'une de ses plus proches amies, a récemment déclaré à l'AFP « Alain est dans une soli­tude profonde, choi­sie», dont le magazine Gala s'est fait l'écho.

En 2008, il interprètera aussi Jules César au cinéma dans «Astérix et les jeux Olympiques».

Revoir l'émission que lui a consacré France 3 cette semaine, «Alain Delon, cet inconnu».

AFP

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