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PARISLes armes de collection d'Alain Delon s'arrachent

La vente aux enchères de la collection d'armes de l'acteur français a remporté un vif succès ce lundi soir.

La vente aux enchères comprendra 80 lots, armes et souvenirs, le 1er décembre (28 novembre 2014)
La vente aux enchères comprendra 80 lots, armes et souvenirs, le 1er décembre (28 novembre 2014)
AFP
La vente aux enchères comprendra 80 lots, armes et souvenirs, le 1er décembre (28 novembre 2014)
La vente aux enchères comprendra 80 lots, armes et souvenirs, le 1er décembre (28 novembre 2014)
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La vente aux enchères comprendra 80 lots, armes et souvenirs, le 1er décembre (28 novembre 2014)
La vente aux enchères comprendra 80 lots, armes et souvenirs, le 1er décembre (28 novembre 2014)
AFP
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La Winchester de la série «Au nom de la loi», cadeau personnel de Steve McQueen, adjugée 19'000 euros (22'856 francs) hors frais, six fois l'estimation, tout comme le revolver d'Alain Delon dans le film «Soleil Rouge» (1971) envolé à 8300 euros (9985 francs): la vente aux enchères de la collection d'armes de l'acteur français a remporté un vif succès, lundi soir à Paris.

Des revolvers et pistolets anciens et rares, des fusils de chasse, des carabines : Alain Delon s'est constitué une belle collection au fil des années et de ses rôles de flic ou de voyou.

Mieux que les estimations

La maison de ventes Cornette de Saint-Cyr avait mobilisé le site Drouot Live pour permettre aux enchérisseurs français et étrangers de participer en direct à la vente qui a réuni près des Champs-Elysées une centaine de personnes.

Après des enchères enflammées entre la salle et des acheteurs au téléphone et sur internet, la Winchester de Steve McQueen a été adjugée a un enchérisseur français qui a requis l'anonymat.

Datant de 1884, un pistolet de la première série de Smith & Wesson, très rare, a trouvé preneur pour 7000 euros (8420 francs) hors frais, 3 fois l'estimation.

La plupart des 75 armes vendues ont fait mieux que l'estimation, à la fois en raison de leur célèbre propriétaire mais aussi de leur qualité, a indiqué la maison Cornette de Saint-Cyr.

«Un amateur éclairé»

«Ce sont vraiment de belles armes. La collection est celle d'un amateur éclairé, et le fait qu'elles aient appartenu à Alain Delon, est un petit plus indéniable», a confié à l'AFP un enchérisseur malheureux.

Pendant trois jours, l'exposition des lots, agrémentée de photos de tournages et d'affiches de ses films, avait attiré quelques centaines de curieux.

Ces dernières années, Alain Delon s'est séparé de grands crus, de tableaux d'art contemporain et de montres : les résultats ont toujours dépassé les estimations en raison de leur provenance singulière. Dernier exemple en date, la Ferrari Testarossa de l'acteur a été adjugée l'an passé à 171'500 euros (avec frais) (206'300 francs), plus du double de l'estimation haute (80'000 euros ou 96'200 francs).

Rigueur et passion

Alain Delon «a constitué sa collection d'armes avec la même rigueur, la même passion, la même exigence que pour ses autres collections, tableaux, sculptures, dessins, montres ou vins», a estimé Arnaud Cornette de Saint-Cyr. «Certains des lots sont ainsi de véritables œuvres d'art».

«Il se trouve que, dans mon état et à mon âge, toute ma vie, j'ai accumulé des montagnes de choses. Plutôt que de laisser des armes à mes enfants, je préfère leur laisser de l'argent», confiait récemment l'acteur, âgé de 79 ans, au Figaro. Il n'a pas assisté lundi soir à la vente.

«Toute ma vie, j'ai collectionné de tout»

«Quand je me sépare de quelque chose, c'est de manière radicale. J'ai vendu des montres, du vin et des tableaux mais contemporains. Je suis très XVIe et XIXe, Géricault et Millet. J'ai gardé mes impressionnistes, mes postimpressionnistes, mes 'fauves' et mes XIXe», ajoutait-il. «Toute ma vie, j'ai collectionné de tout. Je vois parfois: 'Vente posthume Jean Marais'. Je vous l'assure: vous ne verrez jamais une 'Vente posthume Alain Delon'!»

«La passion de Delon, c'est la grande histoire tout d'abord, celle des épopées qui le fascinent, de la conquête de l'Ouest à l'histoire contemporaine, des histoires d'hommes et de courage», note Me Cornette de Saint-Cyr.

Également au catalogue, mais retirée de la vente par l'acteur, figuraient son uniforme de commandant de bord dans «Airport 80 Concorde», film de David Lowell Rich, et son chapeau en feutre du film «Le Retour de Casanova» d'Edouard Niermans en 1992, les deux estimés autour de 500 euros.

AFP

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