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GayetgateL'avocat de Gayet dénonce la «traque» de Closer

Comme Valérie Trierweiler, la comédienne Julie Gayet demande réparation au magazine people pour «violation de sa vie privée». La justice se prononcera le 27 mars.

Julie Gayet sera indemnisée pour des photos volées d'elle et de François Hollande, prises à l'Elysée et publiées dans le magazine Voici. (Mardi 5 juillet 2016)
Julie Gayet sera indemnisée pour des photos volées d'elle et de François Hollande, prises à l'Elysée et publiées dans le magazine Voici. (Mardi 5 juillet 2016)
AFP
Le PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, sera jugé le 5 juillet 2016 pour avoir diffusé les clichés volés à l'Elysée. (mardi 7 juillet 2016)
Le PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, sera jugé le 5 juillet 2016 pour avoir diffusé les clichés volés à l'Elysée. (mardi 7 juillet 2016)
AFP
François Hollande et Julie Gayet se rencontraient dans un appartement situé à deux pas de l'Elysée à la rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris.
François Hollande et Julie Gayet se rencontraient dans un appartement situé à deux pas de l'Elysée à la rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris.
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Julie Gayet saura le 27 mars si elle obtient gain de cause face au magazine people Closer qui avait révélé en janvier sa liaison avec François Hollande, la propulsant en une de la presse mondiale.

La comédienne, qui n'était pas présente jeudi à l'audience, poursuit le magazine pour «violation de sa vie privée» devant le tribunal de grande instance de Nanterre.

Traque dénoncée

Closer a organisé «une véritable traque» à l'encontre de Julie Gayet devenue «une proie», a déclaré jeudi Me Jean Enocchi, avocat de l'actrice. Il est longuement revenu sur la vie «bouleversée» de la comédienne, «discrète, qui ne s'est jamais exposée».«Il y a eu un avant et un après Closer. Elle a été assaillie par une nuée de photographes (...), on avait l'impression d'une chasse à courre et d'un gibier, notamment quand elle est sortie en voiture, on lui a fait prendre tous les risques», a-t-il déploré.

«Cette audience ne concerne que Julie Gayet», a averti le conseil en préambule de sa plaidoirie. L'actrice et productrice de cinéma réclame 50'000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 4000 euros pour les coûts de procédure. Elle demande aussi une publication judiciaire sur la moitié de la couverture de Closer, propriété de Mondadori France.

Intérêt général?

Closer a riposté en invoquant le droit à l'information. L'article pose clairement la question de «la sécurité du président», son «devoir de transparence» vis-à-vis des Français, a estimé Me Delphine Pando, l'avocate du journal. Preuve que les révélations de Closer étaient d'«intérêt général», selon elle, François Hollande a consacré «les trente premières minutes» de sa conférence de presse du 14 janvier à sa vie sentimentale.

Le magazine avait publié le 10 janvier des photos volées du chef de l'État et de la comédienne, photographiés séparément devant un immeuble parisien rue du Cirque, à une centaine de mètres de l'Élysée. «Le but de l'article est à l'évidence illégitime, c'est de la curiosité, du voyeurisme (...) Quel est l'intérêt général pour la société de révéler le nom de Julie Gayet et sa photo?» s'est encore interrogé Me Enocchi.

12'000 euros pour Trierweiler

Hasard du calendrier, l'hebdomadaire a été condamné jeudi en fin de matinée à verser 12'000 euros de dommages et intérêts à Valérie Trierweiler, ex-compagne du chef de l'Etat, pour un article la montrant en maillot de bain en vacances à l'île Maurice.

AFP

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