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Le «cerveau» présumé du braquage inculpé

Six nouvelles personnes ont été inculpées à Paris suite au vol de bijoux de la starlette américaine. Ils sont tous connus des services de police.

La compagnie d'assurance de Kim Kardashian réclame à son ancien garde du corps 6,1 millions de dollars pour avoir failli à son contrat qui était de protéger la star de téléréalité. (4 octobre 2018)
La compagnie d'assurance de Kim Kardashian réclame à son ancien garde du corps 6,1 millions de dollars pour avoir failli à son contrat qui était de protéger la star de téléréalité. (4 octobre 2018)
archive/photo d'illustration, Keystone
Un homme suspecté d'avoir participé en 2016 au braquage de Kim Kardashian a été remis en liberté. (Mardi 12 septembre 2017)
Un homme suspecté d'avoir participé en 2016 au braquage de Kim Kardashian a été remis en liberté. (Mardi 12 septembre 2017)
AFP
La jeune femme aime mettre en scène sa vie privée sur les réseaux sociaux.
La jeune femme aime mettre en scène sa vie privée sur les réseaux sociaux.
AFP
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Six nouveaux suspects dont le «cerveau» et des membres du commando soupçonnés du braquage de la star de la téléréalité américaine Kim Kardashian à Paris début octobre ont été inculpés vendredi, a annoncé la justice française. Quatre suspects, pour la plupart des hommes expérimentés et connus depuis longtemps dans le milieu du banditisme, avaient déjà été inculpés jeudi.

Les enquêteurs pensent tenir le «cerveau» de l'attaque, un homme de 60 ans dont l'ADN a été trouvé dès le début des investigations sur un des liens qui ont servi à entraver la vedette de téléréalité. Sa surveillance par la Brigade de répression du banditisme (BRB) avait permis de remonter au reste de l'équipe.

Connu dans le milieu du grand banditisme, il avait été condamné en 1985 à sept ans de réclusion criminelle pour vol aggravé. Parmi les inculpés figurent également son fils de 29 ans, suspecté d'avoir eu un rôle de chauffeur pour le commando le soir des faits, et sa compagne de 70 ans, suspectée d'avoir pu contribuer à l'opération par une aide logistique.

Bien connu

L'un des autres braqueurs présumés, âgé de 61 ans, surnommé «Yeux bleus», est lui aussi une vieille connaissance de la justice, depuis 1975. Il a été condamné en 2003 à huit ans et demi de prison dans une affaire de trafic international de cocaïne, soupçonné d'avoir réceptionné deux tonnes de drogue à l'aéroport parisien du Bourget.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre, cinq hommes armés, masqués et vêtus de blousons de police, avaient pénétré dans la résidence hôtelière de luxe où séjournait la star américaine, venue assister à la Fashion Week à Paris. Ils avaient neutralisé le veilleur de nuit, puis deux d'entre eux étaient montés dans l'appartement de Kim Kardashian. Une arme braquée sur sa tempe, ils l'avaient ligotée et bâillonnée avant de l'enfermer dans la salle de bains.

Arrivés à pied ou à vélo, ils étaient repartis avec un butin de neuf millions d'euros, le plus important vol de bijoux visant un particulier en France depuis plus de 20 ans. Ce braquage spectaculaire avait fait en quelques heures le tour du monde et affolé les réseaux sociaux.

Gros coup de filet

Trois mois après, l'enquête a abouti lundi à un vaste coup de filet, «au terme d'un travail remarquable de la brigade de répression du banditisme», selon le parquet. Un premier braqueur présumé, Yunice A., 63 ans, a été placé en détention provisoire, et trois autres hommes, considérés comme des complices, ont également été inculpés.

Deux sont en détention provisoire: Florus H., 44 ans, et Gary M., 27 ans, sont soupçonnés d'avoir renseigné l'équipe de braqueurs sur l'emploi du temps de la star. L'un d'eux est le frère du chauffeur qui avait véhiculé Kim Kardashian pendant la Fashion week. Ce dernier, d'abord placé en garde à vue, a été relâché sans poursuite à ce stade.

Quant au troisième, Marceau B., 64 ans, il est suspecté d'avoir participé à l'écoulement du butin, en lien avec le cerveau du commando, selon une source proche de l'enquête. Les enquêteurs pensent avoir repéré sa trace à Anvers (Belgique), capitale du commerce de la joaillerie. Il a été écroué.

L'enquête dessine le portrait d'hommes expérimentés et connus depuis longtemps dans le milieu du banditisme: des «mecs à l'ancienne», résume une source proche des investigations. Dans l'équipe du braquage, quatre ont déjà été condamnés par une cour d'assises dans les années 80 ou 90, pour vol aggravé, braquage ou trafic de stupéfiants.

(AFP)

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