Décès de l'écrivain Gonzague Saint Bris

Carnet noirLe romancier et journaliste français est mort dans un accident de voiture sur une petite route de Normandie.

Volontiers dandy, un brin excentrique, vrai passionné d'histoire, l'écrivain aux cheveux longs était fasciné par les romantiques.

Volontiers dandy, un brin excentrique, vrai passionné d'histoire, l'écrivain aux cheveux longs était fasciné par les romantiques. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Longtemps figure de proue des nouveaux romantiques, l'écrivain et journaliste français Gonzague Saint Bris, 69 ans, a trouvé la mort dans la nuit de lundi à mardi.

Raisons inconnues

Le romancier, dont le nouvel ouvrage «Les Aristocrates rebelles» (Les Arènes) est attendu en librairie le 30 août, circulait avec sa compagne Alice Bertheaume près de Pont-L'Evêque (nord-ouest) quand, pour des raisons inconnues, leur véhicule a violemment percuté un arbre.

«Le choc a été très violent», a raconté à l'AFP le maire de la commune où s'est déroulé l'accident, Saint-Hymer, Joël Lebrun, évoquant une «perte de contrôle du véhicule». Il a indiqué avoir vu le moteur à plusieurs mètres de la voiture sur la chaussée.

Au volant au moment de l'accident, la compagne de l'écrivain a été grièvement blessée et hospitalisée.

«Les Vieillards de Brighton»

Historien, romancier, essayiste, journaliste, Gonzague Saint Bris est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, dont une vingtaine de biographies notamment du marquis de Sade, du général de La Fayette ou encore d'Alfred de Musset et Alfred de Vigny.

Volontiers dandy, un brin excentrique, vrai passionné d'histoire, l'écrivain aux cheveux longs était fasciné par les romantiques.

En 2002, il connaît une consécration littéraire quand son roman, «Les Vieillards de Brighton» (Grasset) est couronné par le prix Interallié. Également journaliste, il a écrit notamment pour Le Figaro, France Soir, Elle et Paris Match. Il a longtemps animé une émission sur Europe 1.

«Quelle tristesse!», a réagi la romancière Tatiana de Rosnay saluant un homme «élégant, pétillant, unique».

Né le 26 janvier 1948, dans une fratrie de sept garçons et une fille, il était l'héritier d'une famille qui fut propriétaire du château du Clos-Lucé, près d'Amboise, résidence de François Ier et dernière demeure de Léonard de Vinci.

Ses grands-parents, auxquels il a dédié le livre à paraître à la fin du mois, sont morts en déportation pour faits de Résistance. (afp/nxp)

Créé: 08.08.2017, 14h24

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Les excès de zèle de Corsier pour naturaliser un étranger, paru le 25 juillet
(Image: Bénédicte) Plus...