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Julie Gayet saura ce jeudi si la justice condamne Closer

La comédienne Julie Gayet sera fixée dans quelques heures sur le sort que la justice va réserver à la plainte qu'elle a déposée contre Closer. Le magazine people a révélé sa liaison avec François Hollande.

Julie Gayet sera indemnisée pour des photos volées d'elle et de François Hollande, prises à l'Elysée et publiées dans le magazine Voici. (Mardi 5 juillet 2016)
Julie Gayet sera indemnisée pour des photos volées d'elle et de François Hollande, prises à l'Elysée et publiées dans le magazine Voici. (Mardi 5 juillet 2016)
AFP
Le PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, sera jugé le 5 juillet 2016 pour avoir diffusé les clichés volés à l'Elysée. (mardi 7 juillet 2016)
Le PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, sera jugé le 5 juillet 2016 pour avoir diffusé les clichés volés à l'Elysée. (mardi 7 juillet 2016)
AFP
François Hollande et Julie Gayet se rencontraient dans un appartement situé à deux pas de l'Elysée à la rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris.
François Hollande et Julie Gayet se rencontraient dans un appartement situé à deux pas de l'Elysée à la rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris.
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Obtiendra-t-elle gain de cause? Julie Gayet devra attendre la décision de la justice qui doit être communiquée ce jeudi 27 mars en début d'après-midi au greffe de la première chambre du tribunal de grande instance de Nanterre. En révélant sa liaison avec François Hollande, le magazine avait propulsé la comédienne à la Une de la presse mondiale.

L'actrice et productrice de cinéma réclame 50'000 euros de dommages et intérêts ainsi que 4000 euros pour les frais de procédure. Elle demande aussi une publication judiciaire sur la moitié de la couverture de l'hebdomadaire, propriété de Mondadori France, et dans d'autres journaux de son choix.

Closer avait déclenché un séisme politico-médiatique, en publiant le 10 janvier des photos volées du chef de l'État et de Julie Gayet, photographiés séparément devant un immeuble parisien, rue du Cirque, à une centaine de mètres de l'Élysée.

«Une véritable traque» a été organisée à l'encontre de ma cliente, a plaidé, le 6 mars, lors de l'audience devant le tribunal de grande instance de Nanterre, Me Jean Ennochi, l'avocat de l'actrice.

«Un avant et un après Closer»

Hasard du calendrier, le journal a été condamné le même jour à verser 12'000 euros de dommages et intérêts à Valérie Trierweiler, ex-compagne du chef de l'Etat, pour un article la montrant en maillot de bain, en vacances à l'île Maurice.

Le préjudice est bien plus grave dans le cas des photos volées de Julie Gayet, selon Me Ennochi. «Il y a eu un avant et un après Closer» pour ma cliente. Après la parution des clichés, «elle a été assaillie par une nuée de photographes (...), on avait l'impression d'une chasse à courre et d'un gibier», a-t-il relevé.

Intérêt général

Closer a riposté en invoquant le droit à l'information. L'article pose clairement la question de «la sécurité du président», d'un «devoir de transparence» vis-à-vis des Français«, a plaidé Me Delphine Pando, avocate du journal.

Preuve que les révélations de Closer étaient d'«intérêt général», selon elle, François Hollande a consacré «les trente premières minutes» de sa conférence de presse du 14 janvier à sa vie sentimentale.

Sans démentir les informations du magazine, le chef de l'Etat avait à cette occasion exprimé son «indignation totale». Il avait toutefois annoncé qu'il n'attaquerait pas personnellement l'hebdomadaire en justice.

Atteinte à la vie privée

Julie Gayet, qui a toujours éludé depuis la parution du journal les questions sur sa vie privée, a en revanche lancé une offensive sur le terrain judiciaire. Après avoir assigné Closer au civil, l'actrice a déposé une plainte contre X au pénal pour «atteinte à l'intimité de la vie privée», après la publication par l'hebdomadaire d'une deuxième série de photos la montrant au volant de sa voiture.

Le parquet de Nanterre, juridiction compétente du fait que le siège de Closer se trouve à Montrouge dans les Hauts-de-Seine, a ouvert dans la foulée, fin janvier, une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

Le paparazzi Sébastien Valiela, auteur des clichés, a été entendu mi-février dans le cadre de cette procédure. Le photographe de 42 ans n'en est pas à son premier coup. C'est lui notamment qui avait pris les photos de Mazarine Pingeot avec son père François Mitterrand publiées dans Paris-Match en 1994.

Julie Gayet, mère de deux enfants, a également déposé une plainte à Paris pour «mise en danger de la vie d'autrui», s'estimant harcelée par les paparazzi.

(AFP)

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