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Katherine Jackson accuse le promoteur de concerts AEG

Le promoteur de concerts «a joué un rôle» dans la mort de Michael Jackson et doit assumer ses responsabilités, a affirmé un avocat de la famille Jackson, qui réclame à AEG des milliards de dollars de dommages et intérêts.

Katherine Jackson, prise en photo lors d'un gala de charité en août 2012.
Katherine Jackson, prise en photo lors d'un gala de charité en août 2012.
AFP

Après plus de trois semaines dédiées à la sélection du jury, le procès entre la famille de Michael Jackson et AEG est entré lundi dans le vif du sujet avec l'ouverture des débats.

L'avocat des Jackson, Brian Panish, a été le premier à prendre la parole devant le tribunal de la Cour supérieure de Los Angeles.

«Michael Jackson, le Dr Conrad Murray et AEG Live ont chacun joué un rôle dans (...) la mort de Michael Jackson», a-t-il déclaré, qualifiant le chanteur de «fils dévoué à sa mère Katherine et père dévoué à ses trois enfants».

«Sans AEG, rien de tout cela ne serait arrivé», a-t-il ajouté. La plainte a été déposée par Katherine Jackson, 82 ans, au nom des trois enfants du chanteur, décédé le 25 juin 2009 à 50 ans d'une surdose de propofol, un puissant anesthésiant qu'il utilisait comme somnifère avec la complicité de son médecin Conrad Murray.

Santé négligée

Les plaignants estiment qu'AEG, producteur de la série de 50 concerts que devait donner Michael Jackson à Londres à l'été 2009, a fait preuve de négligence en embauchant Conrad Murray pour veiller à la santé de l'artiste, et qu'il a mis ce dernier sous pression, contribuant à ruiner sa santé.

Brian Panish a accusé Anschutz Entertainment Group (AEG) d'avoir négligé la santé du «roi de la pop», tout à son obsession de devenir le premier promoteur de concerts au monde, un objectif à portée de main avec la série londonienne.

«Ils étaient impitoyables. Ils voulaient être numéro un à tout prix», a-t-il dit. «Et peu leur importait de savoir qui serait perdant dans l'histoire».

L'avocat a également rappelé la longue histoire de dépendance aux médicaments du chanteur de «Thriller», devant Katherine Jackson et deux de ses enfants, Randy et Rebbie, présents au tribunal.

Il a rappelé que le chanteur avait commencé à prendre le puissant analgésique Demerol après son grave accident lors du tournage d'une publicité pour Pepsi en 1984, pendant laquelle ses cheveux avaient pris feu.

«La famille de Michael Jackson suspectait qu'il avait un problème avec les médicaments», a reconnu l'avocat.

L'avocat d'AEG, Marvin Putnam, devait prendre la parole dans l'après-midi. Lors des audiences préliminaires, le promoteur de concerts avait rappelé que la pop-star n'avait pas attendu les répétitions de ses concerts londoniens pour abuser des médicaments, et n'a cessé de répéter qu'il n'était pas responsable de l'embauche de Conrad Murray.

Pas au procès

Mais lundi, Brian Panish a montré au jury plusieurs courriers électroniques, dont l'un d'un responsable d'AEG, Paul Gongaware, se plaignant auprès du directeur artistique du spectacle de l'absence de Michael Jackson à une répétition, à la demande expresse de Conrad Murray.

«Il faut lui rappeler que c'est AEG, et non Michael Jackson, qui paie son salaire» de 150'000 dollars mensuels, écrit Paul Gongaware.

Le docteur Murray a été condamné en 2011 à quatre ans de prison pour homicide involontaire, un jugement dont il vient de faire appel. Il a précisé, dans une interview à la chaîne CNN, qu'il ne témoignerait pas au procès.

Les deux enfants aînés de Michael Jackson, Paris et Prince, sont en revanche attendus à la barre des témoins, tout comme les stars Diana Ross, Prince, Spike Lee, Quincy Jones, ou les ex-femmes du chanteur.

La juge Yvette Palazuelos a sévèrement encadré la médiatisation des débats, notamment en interdisant leur retransmission télévisée, et le procès devrait s'avérer moins «feuilletonnesque» que celui du Dr Conrad Murray à l'automne 2011.

Pour preuve, les fans étaient lundi matin quasiment absents du tribunal, alors qu'ils se relayaient inlassablement lors du procès du Dr Murray.

(AFP)

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