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Photos volées de Gayet et Hollande: verdict dans un mois

La justice rendra le 5 juillet sa décision dans le procès du directeur de publication de «Voici» qui avait publié des clichés volés du couple.

Julie Gayet sera indemnisée pour des photos volées d'elle et de François Hollande, prises à l'Elysée et publiées dans le magazine Voici. (Mardi 5 juillet 2016)
Julie Gayet sera indemnisée pour des photos volées d'elle et de François Hollande, prises à l'Elysée et publiées dans le magazine Voici. (Mardi 5 juillet 2016)
AFP
Le PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, sera jugé le 5 juillet 2016 pour avoir diffusé les clichés volés à l'Elysée. (mardi 7 juillet 2016)
Le PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, sera jugé le 5 juillet 2016 pour avoir diffusé les clichés volés à l'Elysée. (mardi 7 juillet 2016)
AFP
François Hollande et Julie Gayet se rencontraient dans un appartement situé à deux pas de l'Elysée à la rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris.
François Hollande et Julie Gayet se rencontraient dans un appartement situé à deux pas de l'Elysée à la rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris.
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Au cœur de l'audience, mardi, devant le tribunal correctionnel de Nanterre: des photos publiées le 21 novembre 2014 par le magazine people, montrant le président et l'actrice «courant octobre» et présentées comme les premières images du couple à l'Elysée.

Sur les clichés, de mauvaise qualité, François Hollande et sa compagne sont attablés à la terrasse des appartements présidentiels. L'actrice, dont on devine les traits, apparaît de dos ou de trois quarts, face au chef de l'Etat.

«Il existe deux ou trois spots, des bâtiments extérieurs de l'Élysée qui offrent un petit angle de vue, bien connu des paparazzis», avait affirmé à l'époque la rédactrice en chef de Voici, Marion Alombert, alimentant des interrogations sur la sécurité présidentielle. «Ces photos n'ont pas été faites de l'intérieur de l'Élysée», avait-elle ajouté.

Le personnel interne soupçonné

Mais quelques jours plus tard, cinq membres du personnel de l'Élysée affectés au «service privé» du chef de l'Etat, susceptibles d'avoir pris ces images, avaient été mutés à d'autres postes.

L'enquête permettra finalement de démontrer que les photos ont été prises «à l'intérieur de l'Elysée», mais «pas de trouver ceux qui avaient photographié», a souligné le procureur à l'audience.

Julie Gayet avait porté plainte. Mais, en l'absence de photographe clairement identifié, seul était jugé mardi le directeur de publication de Voici et PDG de Prisma Media, Rolf Heinz, pour «atteinte à l'intimité de la vie privée par fixation ou transmission de l'image d'une personne». Il ne s'est pas déplacé.

«Il n'y a rien dans l'article qui soit un débat», a commenté le conseil de Julie Gayet, Me Jean Ennocchi, écartant «le droit à l'information» du public, avant de demander un euro de dommages et intérêts ainsi qu'une publication judiciaire à la Une de Voici.

«On est dans l'espionnage visuel», a lancé le procureur, requérant la condamnation du magazine à une peine d'amende et à une publication judiciaire.

L'avocat de Voici, Me Olivier d'Antin a demandé la relaxe de M. Heinz, invoquant le caractère «essentiel» de l'information: «Ils sont à l'Elysée souvent».

AFP

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