Quatre ans que le roi de la pop n'est plus

MusiqueMichael Jackson est décédé le 25 juin 2009, alors qu'il était en train de préparer une tournée mondiale. Retour sur un parcours hors du commun d'un enfant qui n'a jamais voulu grandir.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Que l’on aime ou pas sa musique, tout le monde connaît Michael Jackson, mort le 25 juin 2009 des suites d’une overdose de médicaments. Aujourd’hui, la presse parle davantage de sa jeune fille Paris, 15 ans, qui se trouve à l’hôpital après une tentative de suicide.

Mais au-delà de ces événements tragiques, il y a la star Michael Jackson, le mythe, le roi. Né en 1958 dans l’Etat de l’Indiana aux Etats-Unis, il est le septième d’une famille de neuf enfants. Dès l’âge de six ans, il pousse la chansonnette avec ses frangins. Cinq ans plus tard, il entame une carrière professionnelle au sein de The Jackson Five. Avec sa bouille de môme adorable et sa voix aigue, il devient vite la coqueluche du groupe familial.

Enfance volée

Derrière ce succès se cache un manager sans pitié: Joseph Jackson, son père. Ancien boxeur, Joe est connu pour être très dur avec ses enfants qu’il fait bosser d’arrache-pied, n’hésitant pas à les punir sévèrement. Michael n'aura donc pas une enfance faite de jeux et d'insouciance. C’est grâce à ce travail acharné que Joe parvient à signer un contrat entre le groupe The Jackson Five et la mythique maison de disques Motown en 1966.

Dès 1971, Michael Jackson entame une carrière solo et en 1982, c’est la consécration. Son album Thriller, produit par Quincy Jones, devient celui de tous les records avec plus de 100 millions d’albums vendus à travers le monde. Avant-gardiste, l’album est le premier à utiliser les clips comme moyen de promotion. Celui de Thriller démontre une fois de plus que Michael Jackson est non seulement un chanteur, compositeur talentueux, mais également un excellent danseur. En 1983, lors des célébrations des 25 ans de la Motown, que le roi de la pop fait son sensationnel Moonwalk. Un pas inspiré des danseurs de rue et du mime Marceau. Ses talents de danseurs sont reconnus par les professionnels: de Gil Roman, directeur du Béjart Ballet Lausanne, en passant par Cosimo Sabatella directeur de l’école renanaise Powerdance ou d'autres figures du monde de la danse.

Danseur «hallucinant»

Michael Jackson enchaîne ensuite les albums et les tournées, se produisant trois fois au stade de la Pontaise à Lausanne, en 1988, 1992 et 1997. Mais ce danseur «hallucinant», tel que le qualifiait Gil Roman dans un article paru en juin 2009 dans 24 heures, avait sa part d’ombre. «Il a construit Neverland (un ranch enrichi d’un parc d’attractions) d’une part pour rattraper une enfance qu’il n’a pas vécue, pour suppléer cette déficience affective, et d’autre part pour racoler des enfants afin de satisfaire des pulsions moins avouables.», expliquait Philippe Jaffé, psychothérapeute et expert auprès des tribunaux dans nos colonnes en juin 2009. Et de continuer: «Michael Jackson présentait également des troubles identitaires: il n’était ni tout à fait Noir ni tout à fait Blanc; ni vraiment homme ni vraiment efféminé; et, enfin, ni adulte ni enfant.»

Et c’est cette ambiguïté d’homme enfant, de noir blanc qui aura certainement contribué à faire de lui une légende. Aujourd'hui, la mère de feu Michael se bat en justice contre les producteurs de la maison AEG qu'elle accuse d'avoir poussé son fils à se surpasser. Ce qui aurait entraîné sa mort, il y a exactement quatre ans. Un procès qui ne laisse pas les trois enfants de la star indifférents car la vie intime de leur père est ainsi étalé sur la place publique.

Créé: 25.06.2013, 15h17

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.