La tournée destructrice de Trierweiler fascine et divise

HOLLANDE/GAYETA la une de nombreux médias européens, Valérie Trierweiler poursuit la campagne de promotion de son livre-brûlot, suscitant le respect des uns et l'incompréhension des autres.

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Valérie Trierweiler a entamé le week-end dernier la tournée promotionnelle de son best-seller «Merci pour ce moment», dont la version anglaise («Thank You For This Moment: A story of Love, Power and Betrayal») est sortie ce lundi 24 novembre. Douze traductions ont été annoncées, notamment en russe, en chinois et en albanais.

Le «François Bashing» auquel l'ex-compagne du président français se livre a provoqué la colère des proches de Hollande ce lundi (voir encadré ci-contre) et suscité, sans surprise, la fascination des médias britanniques. Pas toujours dans le bon sens du terme.

Professionnelle de la communication

Décriée ou adulée, ce qui ressort de cette campagne est d'ores et déjà que Trierweiler, professionnelle de la communication, sait faire parler d'elle - et c'est ce qui semble lui importer aujourd'hui.

Butinant d'interview en interview (deux entretiens à la BBC, dont un diffusé ce lundi soir, un entretien plus ou moins «exclusif» - bien que présenté comme tel - au Times, au Times magazine ainsi qu'au quotidien italien La Repubblica ...), elle revient à chaque fois sur différents aspects de sa relation avec François Hollande.

Ci-dessous, un extrait d'une des émissions diffusées sur la BBC:


Valérie Trierweiler : "Ce n'est pas pour le... by lemondefr

Scoops au compte-gouttes

Au quotidien La Repubblica, l'ancienne compagne du président propose «un scoop»: François Hollande «est venu, il y a quelques jours, me trouver (...) Il voulait me dire qu'il ne m'en voulait pas pour le livre. Et il voulait m'assurer que Julie Gayet ne venait jamais à l'Elysée (siège de la présidence à Paris).»

«A l'évidence, le mensonge nous a accompagnés jusqu'à la fin», annonce-t-elle en référence aux clichés volés par Voici de Julie Gayet à l'Elysée.

«Un homme politique est toujours dans la conquête. Il m'a dit: 'je te reconquerrai', comme si j'étais une élection», se moque-t-elle.

«J'ai laissé mes larmes guider mon écriture»

L'interview au Times Magazine, réalisée à Paris, dans un «hôtel discret juste à côté de la Place des Vosges (centre de Paris)», revient sur le moment où elle découvre la liaison de son compagnon avec Julie Gayet.

«Vous êtes marié? Imaginez-vous votre femme dans les bras d'un autre homme? Essayez de l'imaginer», lance-t-elle avec véhémence. «J'ai laissé mes larmes guider mon écriture», témoigne-t-elle.

Une femme qui se sent «espionnée»

Lorsqu'elle découvre la liaison, son premier réflexe est de sauver leur relation. «A cet instant, je suis toujours amoureuse et ne peux imaginer vivre sans lui. J'ai tenté de comprendre. Puis ce fut le choc. La colère est venue plus tard».

Depuis la rupture, elle dit se sentir espionnée par l'Elysée et le président. François Hollande lui aurait ainsi envoyé des bouquets de fleurs dans des hôtels au Maroc et aux Etats-Unis. «Il m'a dit : je saurai toujours te trouver», ajoute-t-elle.

Elle répète aussi que le président l'a «bombardée de textos et d'e-mails» pendant le printemps et l'été pour la supplier de revenir.

Des sédatifs pour l'éloigner de Hollande?

Le Times pour sa part évoque son admission à l'hôpital, lorsque le président lui a avoué sa liaison avec Julie Gayet.

Valérie Trierweiler est convaincue qu'on lui a administré un supplément de sédatifs pour l'empêcher d'accompagner le président à Tulle, dans le centre de la France. «C'est le médecin lui-même qui me l'a dit le lendemain», assure-t-elle au journaliste.

Applaudie par certains journalistes

Très bienveillants à son égard, les médias qui l'accueillent (comme une star) prêtent volontiers une oreille attentive à une femme qui se pose en «victime». Certains, comme le journaliste du Times Giles Whittell (cité par le Journal Du Dimanche), vont jusqu'à confier leur admiration: «L'Élysée ne cesse de dire qu'elle est incontrôlable. Moi, j'ai été au contraire impressionné par son calme».

«En tant que reporter, j'applaudis la décision de Valérie Trierweiler de vouloir raconter les choses telles qu'elles se sont passées. Il n'y a pas de mal à faire toute la lumière sur la personnalité franchement étonnante du président français.»

Le Guardian la descend en flèche

Si les journalistes qui la reçoivent flirtent avec la complaisance, d'autres prennent volontiers leurs distances. Valérie Trierweiler est ainsi décrite par le quotidien britannique de centre-gauche Guardian comme une «narcissique prétentieuse».

«Merci pour ce moment est pénible à lire et pas seulement pour Hollande.(...) Une série de clichés à perdre haleine, baignés d’assez de venin pour couler un gouvernement, sans parler de la narcissique prétentieuse qui semble avoir construit une carrière entière autour d'un ego fragile».

Le pire étant que Trierweiler «semble avoir décidé de faire de la vengeance le sens de sa vie».

Créé: 24.11.2014, 23h04

Réactions de la classe politique française

Parallèlement à l'emballement médiatique outre-manche, des membres de la classe politique française ont partagé leur incompréhension dans la presse ce lundi.

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen a jugé «choquant» le comportement de Valérie Trierweiler. «Je pense que beaucoup de Français (...) sont choqués. Autour de moi, je connais des libraires -d'ailleurs plutôt de l'opposition- qui n'ont pas voulu mettre ce livre en vente», a-t-il réagi sur BFMTV.

«C'est quelque chose qui dépasse l'entendement», a jugé Bruno Le Roux, proche du chef de l'Etat.

«Je ne savais pas que (la vengeance) était un plat qui se mangeait plusieurs fois», a lancé pour sa part Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste.

«Je suis mal à l'aise avec cette histoire», a-t-il déclaré dans l'émission Le Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. «C'est une image déplorable des Français qui est présentée (...) Elle ne se rend plus compte des conséquences de ses propos», a-t-il conclu.

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