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Revue de presseTrierweiler porte «le coup de grâce» à Hollande

Pour la presse française, l'ex-compagne de François Hollande porte «le coup de grâce» au président dans un ouvrage aux allures de «règlement de comptes».

Valérie Trierweiler «a livré un cadeau de rupture dévastateur», selon la presse.
Valérie Trierweiler «a livré un cadeau de rupture dévastateur», selon la presse.
AFP

Valérie Trierweiler, l'ex-compagne de François Hollande, porte «le coup de grâce» au président de la République dans un ouvrage aux allures de «grand déballage» et de «règlement de comptes», estiment jeudi 4 septembre de nombreux éditorialistes.

L'ancienne compagne, qui «repousse jusqu'au malaise les frontières du mélange des genres entre vie publique et vie privée», «choisit son moment pour décocher l'attaque la plus perfide», écrit Cécile Cornudet dans Les Echos.

«Alors que François Hollande voit une partie de ses troupes s'interroger sur la sincérité de son engagement à gauche, elle le décrit comme un homme qui n'aime pas les pauvres...On appelle ça un coup de grâce».

«Les sans-dents» un terme qui restera

Valérie Trierweiler «a livré un cadeau de rupture dévastateur», en décrivant François Hollande comme «un être dénué d'affect (...) mais surtout un cynique s'asseyant carrément sur son électorat», renchérit Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain). «Elle va lui coller à la peau cette phrase sur la famille 'pas très jojo' de sa compagne, ou celle sur les pauvres, 'les sans-dents'...»

«Aujourd'hui, la femme trompée, humiliée, congédiée raconte. Cynisme et indifférence, boniment et condescendance : le président normal est mis à nu. Le spectacle est affligeant, l'obscénité à son comble», assure Yves Thréard (Le Figaro), avant d'asséner: «Vie privée, vie publique, le mensonge est partout sur l'Aventin élyséen».

Vulgarité et bassesse

«Parce qu'on déteste la vulgarité et la bassesse, on ne devrait pas parler du livre de Valérie Trierweiler. Néanmoins, on va le faire», avoue Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées).

«Parce qu'il dit l'époque. Parce qu'il dit l'homme qui nous gouverne. Et parce qu'il faut bien reconnaître que nous sommes voyeurs, ce qui dit tout autant l'époque. Une époque où les journaux people font des tirages faramineux et où la presse d'information se meurt...».

Pourtant ajoute-t-il, «si l'affaire a des allures de comédie de boulevard, comme les tragédies, elle pourrait se clore par la mort (politique) de son principal personnage».

«Etalage impudique et consternant»

Avec «cet étalage impudique et consternant des divagations d'un couple qui n'en était pas vraiment un», souligne Jacques Camus, «c'est un ultime engagement de campagne qui s'effondre : celui de ne point exposer sa vie privée à la manière d'un Nicolas Sarkozy dont les épanchements familiaux font pourtant figure, rétrospectivement, d'aimable bluette à côté de l'actuel 'Dallas élyséen'.»

Mais «le plus grave» dans cette affaire, affirme Bruno Dive (Sud-Ouest) est que «l'ouvrage de Valérie Trierweiler porte atteinte à une fonction présidentielle déjà passablement dégradée». La journaliste de Paris-Match «croyait ne pointer que les faiblesses d'un homme. C'est l'image et l'aura de la fonction suprême qu'elle abîme.»

(AFP)

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