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Swiss OlympicPhilippe Hertig veut défendre le foot et la Romandie

L'ancien joueur du Lausanne-Sport convoite une place au comité exécutif de Swiss Olympic. D'autres candidats, comme Sergei Aschwanden, se sont proposés. Verdict vendredi.

Philippe Hertig, mordu de football.
Philippe Hertig, mordu de football.
DR

Seul candidat à sa succession, Jürg Stahl sera élu vendredi pour un nouveau mandat de quatre ans à la présidence de Swiss Olympic. La constitution de son comité demeure elle plus incertaine. Seule Romande à y occuper un poste, Anne-Sylvie Monnet (voix de la Fédération suisse de volleyball) vient en effet de remettre sa démission. Son départ a donné des idées à plusieurs «Welsch», sachant que deux nouveaux entrants seront intégrés au comité. Cela pourrait être le judoka Sergei Aschwanden, le président de Swiss Triathlon Pascal Salamin ou Françoise Jaquet, du Club alpin suisse. Ou bien encore l'ancien footballeur vaudois Philippe Hertig, membre du comité central de l'Association suisse de football depuis douze ans. Interview.

Philippe Hertig, dans quel état d'esprit vous trouvez-vous?

Déjà, je suis très content que vous m'appeliez. Swiss Olympic est un bastion alémanique, fortement ancré en Suisse allemande. De par ses membres, ses acteurs, ses sociétés, son regard. C'est bien, nécessaire même, qu'on s'y intéresse en Suisse romande aussi.

C'est pour représenter la Romandie que vous vous présentez?

En partie, mais pas seulement. J'ai évolué comme footballeur à Lausanne, Bâle et Lugano. J'ai pu m'imprégner des idées, des cultures dans chacune de nos régions linguistiques.

Donc c'est plutôt pour représenter la football?

Aussi. C'est important. L'ASF a choisi de me mettre en avant parce que j'ai une vision globale du football. L'élite, la base, le terrain: je suis passé partout. Y compris dans les bureaux, dans un rôle de fonctionnaire, déterminant lorsque l'on convoite un poste comme celui-ci. Et puis, pardon, mais on parle d'un sport d'une certaine envergure quand même.

Qui n'est pas représenté à Swiss Olympic?

Non, justement. Et ce depuis longtemps maintenant. Lorsque l'on a l'expérience des défis qui se posent au monde d'une discipline comme le football, je pense qu'on part déjà avec une bonne base concernant ceux qui peuvent toucher d'autres sports.

La vidéo de candidature de Philippe Hertig.

Ils vous intéressent aussi?

Bien sûr! Je suis père de deux filles. L'une fait du handball, l'autre de la pole dance. De mon côté, je pratique encore le futsal de temps en temps. Le fait est que, par les temps qui courent, il est important de valoriser et positionner le sport à sa juste place dans la société. En attendant un retour à la normale...

À tous les niveaux?

Clairement. À Swiss Olympic, on parle de «jouer pour gagner». C'est exactement ça. Ça inclut tout le monde, ça pousse à l'excellence. Je partage complètement cette vision.

Vous n'êtes pas seul à postuler...

Ça promet d'être une rude bataille, avec pas mal de Romands, tant mieux. Au total, on doit être une dizaine pour deux postes. Ce sera difficile.