AboInterviewPlantu: «Je ne suis pas près de chômer»
Près de cinquante ans après avoir publié son premier dessin dans «Le Monde», le célèbre dessinateur de presse va prendre sa retraite. Tout en restant très actif pour la liberté d’expression.

Juste avant d’être embauché par le journal «Le Monde», il vendait des meubles aux Galeries Lafayette, à Paris. Il faut bien vivre. Le destin de Jean Plantureux, alias Plantu, va définitivement basculer le 1er octobre 1972. Ce jour-là, le célèbre quotidien français publie son premier dessin: une colombe avec un point d’interrogation dans le bec, dans le contexte de la guerre du Vietnam. Près de cinquante ans plus tard, le cartooniste historique du «Monde» s’apprête à poser ses crayons. Le 31 mars, une semaine après son 70e anniversaire, il prendra sa retraite. Enfin, façon de parler. Car si le cofondateur de l’association Cartooning for Peace quitte le journal où il a réalisé l’essentiel de sa carrière, il ne va pas rester inactif pour autant, comme il nous le confie dans un entretien réalisé par mail, entre mille sollicitations. «N’hésitez pas à m’appeler si vous avez encore une question», précise-t-il dans un de ses courriels. On l’a fait, et ça a donné ça…




















