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Médiation culturelle à VeveyPlongez dans le quotidien des ados avec la série web «Zone D»

L’équipe Ghetto Jam, de la compagnie de danse ADN Dialect, est protagoniste d’une série en cinq épisodes à découvrir dès le 5 juillet sur YouTube.

L’équipe du programme Ghetto Jam incarne son propre quotidien dans «Zone D», une série web en cinq épisodes tournée à Vevey, à découvrir dès le 5 juillet sur YouTube.
L’équipe du programme Ghetto Jam incarne son propre quotidien dans «Zone D», une série web en cinq épisodes tournée à Vevey, à découvrir dès le 5 juillet sur YouTube.
DR

À Vevey, les riverains du quartier de Saint-Martin connaissent bien la «Zone D»: celle du macaron qui leur permet de parquer aux abords du temple ou de l’avenue de Blonay. Dans un registre plus social, la compagnie de danse ADN Dialect en a fait le titre et le théâtre d’une série web intimiste et ultravitaminée dédiée au quotidien des jeunes.

Les cinq épisodes mis en boîte durant l’année 2019 seront diffusés sur YouTube dès le 5 juillet à raison d’un par dimanche. «Un problème surgit en début d’épisode et atteint son paroxysme, il reste à savoir s’il trouvera sa solution au fil des épisodes suivants, résume Angelo Dello Iacono, patron d’ADN Dialect avec sa compagne Marion Dil, anciens du Rudra Béjart Ballet. Nous avons voulu montrer comment ces jeunes sont entre eux: tout sauf lisses, parfois crapuleux et merveilleusement contrastés, avec toutes leurs imperfections attachantes.»

Depuis lundi, la bande-annonce donne le ton sur les pages Facebook et Instagram dédiées: langage cru, esthétisme et authenticité alternent avec bons sentiments et esprit de camaraderie dans un cocktail rythmé et tout en performance physique. «Ce sont des jeunes qui aiment suer et qui, au fil du temps, ont pris goût au challenge», confirme Angelo, tout aussi prompt au défi: «L’idée d’une série, c’est l’Everest! Rien ne pouvait me motiver davantage.»

Chaque épisode égrainera des scènes de vie fictives du «clan» Ghetto Jam, qui monte depuis une dizaine d’années des projets liés aux adolescents et jeunes adultes. «Le scénario est du reste calé sur les histoires que Marion et moi avons rencontrées depuis le début de l’aventure, ajoute Angelo. De vrais policiers jouent d’ailleurs dans la série grâce à la collaboration de Police Riviera. Cela a instauré un vrai dialogue et certains ont revu leur jugement sur la profession.»

Les petites graines

Au final, le couple se dit fier du résultat et de l’engagement de ses pupilles. Un «terreau» entretenu de longue date: «Si ADN Dialect existe, c’est que nous avons su arroser de jeunes arbres au fil du temps, reprend Angelo. On parle d’une année de tournage, mais plus de cinq pour apprivoiser tout ce petit monde.» Marion acquiesce: «Le résultat importe moins que le processus pour y arriver.»

Un parcours fait de travail, de discussion, de rigueur et de coups de gueule parfois pour gérer ce joyeux petchi. Un potentiel d’énergie créatrice infini qu’Angelo et Marion adorent stimuler: «Avec cette série, nous avons voulu faire un pas vers le monde schizophrénique des ados. Pour la syntaxe, je me suis inspiré de leurs cortex en ébullition.» Des moments chauds? «Pff! rigole Angelo, les mains sur la tête: vingt-cinq heures d’images au total, ça vous parle? Il a fallu 43 prises juste pour la scène 16!»

www.adndialect.ch