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Suisse romandePlus de 1000 manifestants contre le port du masque à Genève

Les personnes estimant que les mesures destinées à freiner la propagation de l’épidémie restreignent trop leurs libertés ont formé un rassemblement ce samedi après-midi devant l’ONU.

L'obligation de porter le masque a fait l'objet des moqueries des manifestants. Samedi 12 septembre 2020, Genève.
L'obligation de porter le masque a fait l'objet des moqueries des manifestants. Samedi 12 septembre 2020, Genève.
KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Samedi 12 septembre 2020, Genève.
Samedi 12 septembre 2020, Genève.
KEYSTONE
Samedi 12 septembre 2020, Genève.
Samedi 12 septembre 2020, Genève.
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Après la Suisse alémanique, c’est au tour de la Suisse romande de connaître une mobilisation contre les mesures sanitaires visant à enrayer la propagation du Covid-19. Samedi après-midi, 1000 personnes se sont rassemblées à Genève, réclamant la levée des restrictions.

Les orateurs se sont succédé tout au long de l’après-midi à la tribune qui avait été dressée au pied de la chaise géante, sur la place des Nations, en face du siège de l’ONU. Ils ont dénoncé pêle-mêle le port du masque, les mensonges des médias et les dispositions coercitives prises par les responsables politiques.

De nombreux drapeaux flottaient au-dessus de la foule. Le drapeau suisse, bien sûr, et les drapeaux des cantons romands, mais aussi le drapeau tricolore français, l’étendard américain, ou encore le drapeau suédois, pays qui n’a pas confiné sa population et n’a pas imposé le port du masque pour affronter la pandémie.

Parmi les manifestants, seule une toute petite minorité portait le masque. Le Mouvement suisse pour la liberté citoyenne, l’organisateur du rassemblement, avait pourtant averti avoir reçu des instructions des autorités sur l’obligation de se munir d’une protection faciale. Des panneaux y faisaient référence.

L’OMS conspuée

Des personnes ont manié l’ironie en s’équipant d’un masque à gaz. Une autre avait dissimulé sa tête sous un masque à long nez en forme de bec que portaient certains médecins, en Europe, lorsqu’ils allaient soigner les malades atteints de la peste. La foule, assez hétéroclite, scandait régulièrement le mot liberté.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), située à quelques encâblures du lieu du rassemblement, a eu droit à ses sifflets et ses huées pour vouloir imposer la vaccination et les médicaments à travers le monde et pour être, selon les manifestations, dans les mains de certains intérêts.

Les différents orateurs se sont défendus d’être d’extrême droite, d’être des complotistes, des racistes ou des psychopathes. Selon eux, il s’agit uniquement se mobiliser pour sortir d’une situation «ahurissante», afin de revenir à une vie digne d’être vécue, où il est possible de «respirer et de se déplacer librement».

ATS/NXP