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Amérique du SudPlus de 400 ONG appellent à un abandon de l’accord UE-Mercosur

Le collectif Stop Ceta-Mercosur demande aux gouvernements européens d’abandonner l’accord commercial avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay car il va «aggraver la destruction et l’effondrement de la biodiversité».

Des militants ont manifesté lundi devant l’ambassade du Brésil à Berlin pour dénoncer l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur.
Des militants ont manifesté lundi devant l’ambassade du Brésil à Berlin pour dénoncer l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur.
Keystone/DPA/Annette Riedl

La pression monte dans la société civile: 450 associations et ONG réunies dans le collectif Stop Ceta-Mercosur ont appelé lundi les gouvernements européens à abandonner l’accord entre l’UE et le Mercosur. Ce texte doit encore être ratifié par les 27.

Pour le collectif, dont font partie Attac, Greenpeace, Oxfam ou encore Extinction Rebellion UK, l’accord entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) «appartient à une lignée d’accords commerciaux obsolètes qui datent du XXe siècle et qui ont détruit la planète».

Il va «aggraver la destruction et l’effondrement de la biodiversité de l’Amazonie, du Cerrado et du Gran Chaco en raison de la hausse des quotas d’importation de bétail et d’éthanol vers l’Europe, perpétuant un modèle agricole extractiviste fondé sur le sur-pâturage, l’expansion de l’élevage intensif avec des parcs d’engraissement pour le bétail, et des monocultures dépendantes des pesticides et produits chimiques», soulignent les signataires.

La coalition s’émeut de voir le futur traité «détruire les moyens de subsistance de très nombreux paysans et petites exploitations familiales en Europe et Amérique du Sud». Il risque aussi d’aggraver «la dépendance des économies sud-américaines aux exportations à bas prix de matières premières».

Vingt ans de négociations

L’accord conclu en 2019, après plus de 20 ans de négociation, vise à créer un marché de quelques millions de consommateurs entre les 27 pays de l’UE et les quatre pays du Mercosur. Mais le processus de ratification s’est ralenti depuis la multiplication des incendies dans l’Amazonie. La France et l’Allemagne notamment déplorent le manque d’engagement du Brésil à défendre l’environnement.

De son côté, Brasilia s’est inscrit en faux contre l’idée que cet accord contribuerait à la destruction de l’Amazonie. Il y voit la main de «groupes d’intérêt» qui utilisent l’environnement comme «prétexte» pour retarder la ratification de l’accord.

Débloquer le processus

Pour débloquer le processus, l’UE a proposé en janvier une déclaration conjointe complémentaire sur des engagements en matière de développement durable, notamment la réduction de la déforestation de l’Amazonie. Mais Paris exige «des garanties tangibles et objectivables» des quatre pays concernés «sur l’environnement et les normes sanitaires», et non une simple déclaration.

Les États du Mercosur ont aussi signé un accord avec l’Association européenne de libre-échange (AELE), dont fait partie la Suisse. Les négociations ont été conclues en août 2019. Le processus de ratification est en cours.

ATS

5 commentaires
    omama

    Ils ont parfaitement raison ! Ce genre d'accord pousse à la destruction de la planète et je pense qu'il est déjà trop tard ! Maintenant ceux, ci- dessous et dessus qui pensent au combat gauche droite, ils sont d'un autre siècle, voire d'un autre millénaire est donc obsolètes et dépassés...Dépassés nous allons l'être très vite dans les années à venir.

    Et de toute façon dans ce type d'accord, le respect de normes environnementales n'est qu'une coquille vide, exemples tous ceux concernant l'exploitation des ressources en Afrique et dans lequel on retrouve l'adjectif durable qui ne veut juste rien dire. !

    Le concept de lutte contre la pauvreté est aussi une absurdité créé par les pays des Nord, pays qui n'étaient pas gouvernés par des gauchistes Idem pour la coopération au développement une autre coquille vide dont je ne vais pas faire l'historique ici !

    Réveillez-vous il va falloir partager les richesses et consommer local faute de quoi l'avenir sur cette planète sera tout sauf durable !

    Donc il faut abandonner cet accord et mettre en place un système de répartition des ressources, au nord il faudra qu'on se serre la ceinture et qu'on arrête de gaspiller autant, manger moins de calories, se déplacer moins....Donc fini le soja, les bananes l'éthanol, la viande (Argentine) nous pouvons nous en passez quant à ses pays il va falloir passer autre chose comme nous du reste !

    La question fondamentale est saurons le faire ? Je ne le pense pas.