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GalápagosPopulation de pingouins et de cormorans en hausse

La population de pingouins et cormorans aptères, deux espèces endémiques de l’archipel des Galápagos a connu une augmentation record en 2020.

L’archipel des Galapagos se situe à 1000 km au large de la côte équatorienne (archives).
L’archipel des Galapagos se situe à 1000 km au large de la côte équatorienne (archives).
KEYSTONE/AP simonjpierce.com
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La population de pingouins et cormorans aptères, deux espèces endémiques de l’archipel des Galápagos, a connu une augmentation record, selon les résultats d’un recensement publié vendredi. Le phénomène climatique de La Niña a participé à cette hausse.

La population de pingouins des Galapagos, les seuls habitant sur l’équateur terrestre, est passée de 1451 en 2019 à 1940 en 2020, selon le rapport du parc national des Galapagos (PNG). Dans le cas des cormorans aptères, leur nombre est passé de 1914 à 2220 sur la même période.

Le pingouin des Galapagos est une des plus petites espèces de pingouins au monde. Ce volatile mesure jusqu’à 35 cm. Le cormoran de l’archipel est le seul de cette espèce à avoir perdu sa capacité à voler, mais a développé des aptitudes à la plongée.

«Bon état de santé»

L’étude réalisée par le PNG et la fondation Charles Darwin a eu lieu en septembre dernier auprès des principales colonies présentes sur les îles Isabela et Fernandina et sur les îlots Marielas, à l’ouest de cet archipel classé au patrimoine naturel de l’humanité.

Pour le ministre équatorien de l’environnement et de l’eau, les résultats du recensement rendent compte du «bon état de santé de la population» de volatiles de l’archipel, situé à 1000 km en face des côtes équatoriennes.

Le PNG estime que la présence du phénomène climatique de La Niña, qui aide à ce qu’il y ait plus de nourriture pour ces oiseaux, a participé à l’augmentation de leurs populations. Un autre facteur a été «l’absence de perturbations dans les zones de nidification de ces espèces par la paralysie des activités touristiques pendant la crise sanitaire» liée au Covid-19, a ajouté le parc.

L’archipel, qui a servi de laboratoire naturel au scientifique anglais Charles Darwin pour sa théorie de l’évolution des espèces, tient son nom des tortues géantes qui y vivent.

ATS/NXP