Une jolie et forte tête tournée vers les étoiles

PortraitMélanie Freymond, présentatrice, journaliste et animatrice

Image: Odile Meylan

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Enfant, Mélanie Freymond aurait adoré que fillette rime avec coquette, mais, avec une maman professeure d’enfantine ultraféministe, il n’en était pas question. «Je rêvais de jupes à volants et de chaussures vernies, mais à la place je portais des salopettes en velours côtelé et les cheveux courts. Bon, je me suis bien rattrapée par la suite!»

Atout glamour de la Suisse romande lors des événements nationaux orchestrés par la SRF, comme Miss et Mister Suisse ou plus récemment les Swiss Awards, Mélanie Freymond est une jeune maman super bien dans sa peau. Joyeuse, parfois un brin provocatrice, sa personnalité scintille autant que ses traits avantageux. Elle l’avoue sans ambages: elle a toujours voulu briller. Non pas sous les feux des projecteurs – ça, c’est venu plus tard – mais tout simplement aux yeux de ses parents. «J’étais sage comme une image, je voulais juste qu’ils soient fiers de moi.» De petite fille modèle, elle est passée à adolescente indépendante, mais toujours très féminine. «Je passais mon temps libre à essayer de reproduire les conseils de maquillage des magazines!»

Pas étonnant qu’à 14 ans déjà, lors du Comptoir Suisse, elle ramène chez elle un formulaire d’inscription pour devenir hôtesse chez Swissair. Un document qui finira par lui servir bien plus tard, après des études en langues modernes, une année comme jeune fille au pair à Chicago et trois mois d’université à Lausanne. En 1998, elle décide de se rapprocher des étoiles. «Swissair, c’était le top du top, une compagnie culte adulée par mes grands-parents maternels chez qui je passais toujours mes vacances, en Belgique.» Débrouille, elle passe l’entretien d’embauche sur un coup de bluff, tant son allemand n’était pas à niveau à l’époque, et s’envole pour deux ans et demi de bonheur. «J’avais 20 ans et une vie de rêve.»

Mais, très mûre pour son âge, elle atterrit moins de trois ans plus tard. «J’ai toujours pensé fonder une famille. Est-ce que cela aurait été compatible avec mon job de flight attendant? Et comment est-ce qu’on se réoriente après dix ans de carrière en vol?» En 2000, elle retrouve les bancs de l’uni, à Fribourg cette fois-ci. «Je voulais devenir journaliste depuis que j’avais lu Victor Hugo à l’école. J’ai adoré ces études et je suis très fière d’avoir réussi à les suivre en parallèle avec mon entrée à la RTS.»

Car, comme une bonne chose n’arrive jamais seule, Mélanie Freymond tombe sur une annonce de la TSR qui cherche des animateurs pour une émission jeunesse. Elle envoie son CV. «On était nombreux à postuler. La plupart étaient des comédiens et, au milieu d’eux, une hôtesse de l’air!»

Visiblement, les années passées au sein de la troupe de théâtre de La Paternelle entre 8 et 20 ans ont payé. La jeune femme embarque dans le bus de l’émission Les Zap pendant deux ans. «C’était la meilleure des écoles, une émission géniale avec beaucoup d’improvisation puisque l’on tournait avec des enfants.»

«Pour garder un pied dans l’entreprise», elle enchaîne avec le poste de speakerine entre 2003 et 2006. «Cela a étonné beaucoup de monde, on m’a dit que c’était un métier pour les nunuches. En fait, ce rôle est celui qu’on en fait. On doit se débrouiller seule, en direct et sans prompteur. J’ai commencé à m’amuser en écrivant mes textes, à jouer avec les mots.»

En parallèle, elle s’essaie avec succès à la radio et, après s’être occupée des flashes info sur One FM, elle anime la matinale sur Rouge FM. «J’avais une liberté totale. Je proposais des chroniques, j’interviewais des personnalités, bref, je m’éclatais! Le seul souci était de me lever tous les jours avant 5 heures du matin, je suis une vraie marmotte.» Malheureusement, côté petit écran, plus rien ne lui est proposé à part des petites piges. Puis, en 2007, on l’engage pour un prime time national avec l’élection de Mister Suisse. «Tout le monde me disait: «Tu es la nouvelle Lolita Morena!» puisque j’avais franchi la Sarine et que je parlais les langues. C’est drôle, parce que maintenant je travaille presque plus en Suisse alémanique qu’en Suisse romande!» Une popularité qui lui demande de bien jongler avec son agenda, puisqu’elle anime également nombre d’événements dans le privé. «Cela ne me pose aucun problème, puisque je n’ai jamais connu les horaires de bureau!»

Malgré ses succès nationaux, elle rêve toujours d’animer – et non plus seulement de coanimer – une émission de divertissement sur la RTS. Pour que, là-haut, les deux étoiles que sont ses grands-parents soient une fois de plus fières d’elle. (24 heures)

Créé: 29.01.2015, 09h24

Carte d'identité

Née le 27 octobre 1977 à Pompaples.
Cinq dates importantes
1998 Entre chez Swissair, le rêve de son enfance.
2000 Fait ses débuts à la TSR dans l’émission pour enfants Les Zap
2004 Licence en journalisme et sociologie des médias à l’Université de Fribourg.
2010 Le 21 février, recroise l’ex-footballeur et consultant Léonard Thurre – son béguin d’enfance! Ils ne se sont plus quittés depuis.
2012 Naissance de leur fils Maxence le 27 mai.

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