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Le casse-tête du médecin de famille

Médecin de famille lausannois, Nicolas Vallelian consulte par téléphone, intensifie les visites et s’interroge sur l’après-pandémie.

«La première leçon, c’est que les médecins installés vont s’équiper du matériel de protection pour une prochaine fois!»
«La première leçon, c’est que les médecins installés vont s’équiper du matériel de protection pour une prochaine fois!»
Jean-Paul Guinnard

Vendredi 13 mars dernier, vers 11 h 30. Un moment bascule que je n’oublierai pas. Mon médecin m’appelle pour me prier de ne pas venir à son cabinet le lundi suivant. «Comment allez-vous? S’il n’y a rien de spécial, j’annule votre rendez-vous. J’ai des urgences, il y a du coronavirus qui circule ici. Garder votre petit-fils? Non pas possible. Je ne vous dis qu’une chose: restez à la maison, ne sortez pas de chez vous!» Des appels comme celui-ci, le Dr Nicolas Vallelian, médecin spécialiste en médecine interne installé à Lausanne, en a fait des dizaines ces dernières semaines. «D’habitude le cabinet est plein, maintenant il est plutôt vide. Mais la liste d’attente est longue: je consulte par téléphone, je rappelle! Et je n’ai jamais autant distribué mon numéro de portable.»

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